Le Collectif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation du Sénégal (Comes) est monté au créneau après la publication du communiqué du procureur de la République relatif au décès de Abdoulaye Ba. Dans un communiqué rendu public le 14 février 2026, le collectif médical affirme que les conclusions de l’autopsie réalisée après le décès mettent en évidence un traumatisme physique majeur, incompatible, selon lui, avec une mort naturelle ou accidentelle isolée.
Le Comes indique que l’autopsie, rendue publique après le décès, aurait démontré que l’étudiant présentait des lésions traduisant un passage à tabac sévère. Une lecture qui entre en contradiction directe avec la communication du Parquet, laquelle écarte toute confirmation de violences physiques exercées sur la victime.
Le collectif rejette catégoriquement toute hypothèse laissant entendre que l’étudiant aurait pu s’infliger lui-même un traumatisme mortel. Il juge cette thèse «inconcevable», évoquant l’âge de la victime, son engagement dans un parcours universitaire exigeant et les espoirs placés en lui par sa famille et la communauté médicale.
Face à ce qu’il considère comme une minimisation des faits, le Comes appelle les autorités judiciaires à conduire l’enquête avec rigueur, impartialité et transparence, afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès et de situer les responsabilités, le cas échéant.
Samba THIAM












