Les prévisions se précisent dans l’affaire Guy Marius Sagna et Cie. Les activistes s’acheminent tout droit vers la prison de Rebeuss. Hier, les activistes ont encore fait l’objet d’un retour de parquet, mais le Procureur de la République a opté pour la fermeté. Serigne Bassirou Guèye a choisi d’ouvrir une information judiciaire et de confier le dossier au Doyen des juges. Il a requis 8 mandats de dépôt sur les 9 manifestants.
Les dès sont jetés pour Guy Marius Sagna et Cie. Le procureur de la République, comme l’avait prédit l’avocat de l’activiste, a décidé d’ouvrir une information judiciaire. Serigne Bassirou Guèye, maître des poursuites, a saisi un magistrat instructeur pour lui confier le dossier. Et c’est le Doyen des juges qui a hérité de l’affaire. Le chef du Parquet, dans son réquisitoire introductif, a requis 8 mandats de dépôt sur les 9 manifestants. Toutefois, le leader de Frapp/France dégage et ses camarades n’ont pas encore vu le juge Samba Sall qui doit leur notifier leur inculpation. Ils ont encore fait hier l’objet d’un retour de Parquet. Après avoir passé une autre nuit au commissariat central, les manifestants de «Aar Li Nu Bokk» vont faire face au magistrat instructeur aujourd’hui.
Guy Marius Sagna, Dr Babacar Diop et Cie observent une grève de la faim
Même au violon, Guy Marius Sagna et ses camarades ne baissent pas les bras. Ils continuent leur combat. La preuve, ils ont entamé une grève de la faim depuis hier. Ils l’ont fait savoir à leur avocat Me Moussa Sarr qui était passé leur apporter leur petit-déjeuner. «Comme d’habitude, c’est moi qui leur apporte à manger. Hier, je leur ai amené leur petit-déjeuner et ils m’ont dit qu’ils sont en grève de la faim illimitée. Je leur ai demandé pourquoi et ils ont dit pour deux raisons : d’abord, pour protester contre la hausse du prix de l’électricité et ensuite pour leur arrestation arbitraire et leur séquestration. Et moi j’ai pris acte parce que je n’ai pas de commentaire à faire sur ça», s’est exprimé Me Sarr.
Le bras de fer est donc parti entre les activistes et l’Etat. Reste à savoir si, par leur geste, l’Etat va reculer et que la justice, plus précisément le Doyen des juges d’instruction va les maintenir en détention et les placer sous mandat de dépôt. Le tort de Guy Marius Sagna, Pr Babacar Diop (FDS), Fallou Seck dit «leuz» (Nittu Deug), Ousmane Sarr (Nittu Deug), Malick Biaye (Frapp), Pape Abdoulaye Touré (SNP), Carter (Gilet Rouge), Souleymane Diockou (Gilet Rouge), c’est d’avoir manifesté leur désaccord contre la hausse du prix de l’électricité, d’avoir bravé l’interdiction de manifester de l’autorité administrative et déjoué le dispositif sécuritaire mis en place pour se retrouver devant les grilles du palais présidentiel. Poursuivi pour, entre autres chefs de prévention, acte de nature à compromettre la sécurité publique, à occasionner des troubles politiques graves et à jeter le discrédit sur les institutions politiques et leur fonctionnement et incitation à la révolte, ils suivent tranquillement les pas de Adama Gaye qui mènent vers la prison de Rebeuss.
Alassane DRAME
Les dès sont jetés pour Guy Marius Sagna et Cie. Le procureur de la République, comme l’avait prédit l’avocat de l’activiste, a décidé d’ouvrir une information judiciaire. Serigne Bassirou Guèye, maître des poursuites, a saisi un magistrat instructeur pour lui confier le dossier. Et c’est le Doyen des juges qui a hérité de l’affaire. Le chef du Parquet, dans son réquisitoire introductif, a requis 8 mandats de dépôt sur les 9 manifestants. Toutefois, le leader de Frapp/France dégage et ses camarades n’ont pas encore vu le juge Samba Sall qui doit leur notifier leur inculpation. Ils ont encore fait hier l’objet d’un retour de Parquet. Après avoir passé une autre nuit au commissariat central, les manifestants de «Aar Li Nu Bokk» vont faire face au magistrat instructeur aujourd’hui.
Guy Marius Sagna, Dr Babacar Diop et Cie observent une grève de la faim
Même au violon, Guy Marius Sagna et ses camarades ne baissent pas les bras. Ils continuent leur combat. La preuve, ils ont entamé une grève de la faim depuis hier. Ils l’ont fait savoir à leur avocat Me Moussa Sarr qui était passé leur apporter leur petit-déjeuner. «Comme d’habitude, c’est moi qui leur apporte à manger. Hier, je leur ai amené leur petit-déjeuner et ils m’ont dit qu’ils sont en grève de la faim illimitée. Je leur ai demandé pourquoi et ils ont dit pour deux raisons : d’abord, pour protester contre la hausse du prix de l’électricité et ensuite pour leur arrestation arbitraire et leur séquestration. Et moi j’ai pris acte parce que je n’ai pas de commentaire à faire sur ça», s’est exprimé Me Sarr.
Le bras de fer est donc parti entre les activistes et l’Etat. Reste à savoir si, par leur geste, l’Etat va reculer et que la justice, plus précisément le Doyen des juges d’instruction va les maintenir en détention et les placer sous mandat de dépôt. Le tort de Guy Marius Sagna, Pr Babacar Diop (FDS), Fallou Seck dit «leuz» (Nittu Deug), Ousmane Sarr (Nittu Deug), Malick Biaye (Frapp), Pape Abdoulaye Touré (SNP), Carter (Gilet Rouge), Souleymane Diockou (Gilet Rouge), c’est d’avoir manifesté leur désaccord contre la hausse du prix de l’électricité, d’avoir bravé l’interdiction de manifester de l’autorité administrative et déjoué le dispositif sécuritaire mis en place pour se retrouver devant les grilles du palais présidentiel. Poursuivi pour, entre autres chefs de prévention, acte de nature à compromettre la sécurité publique, à occasionner des troubles politiques graves et à jeter le discrédit sur les institutions politiques et leur fonctionnement et incitation à la révolte, ils suivent tranquillement les pas de Adama Gaye qui mènent vers la prison de Rebeuss.
Alassane DRAME