Après le Portugal, l'Italie, la Belgique, Jordan Bardella est en Pologne depuis jeudi 18 juin, à dix mois de l'élection présidentielle. Le président du Rassemblement national, potentiel candidat à l'Élysée, poursuit sa tournée européenne. En visite à Varsovie pour un dépôt de gerbe et des échanges avec la droite nationaliste, officiellement en tant que chef des Patriotes, son groupe au Parlement européen, officieusement pour peaufiner sa stature présidentielle.
Dans un cortège quasi-présidentiel, gyrophares en trombe dans les rues de la capitale, Jordan Bardella s'arrête pour un dépôt de gerbe devant le Monument aux héros du ghetto de Varsovie, victimes des nazis. "La pire entreprise humaine au cours du XXe siècle et notre devoir est de ne jamais oublier", lance l'eurodéputé d'extrême droite. Une tentative de montrer qu'il est loin, le temps des condamnations pour antisémitisme du fondateur de son parti, Jean-Marie Le Pen, et de l'isolement.
L'engouement est plus mesuré du côté du président polonais : il n'y a aucune image, aucune trace de ce rendez-vous sur ses réseaux sociaux. Jordan Bardella est le grand allié de son adversaire politique, plus à droite, le Mouvement national. Construire une nouvelle architecture européenne prendra du temps.
Dans un cortège quasi-présidentiel, gyrophares en trombe dans les rues de la capitale, Jordan Bardella s'arrête pour un dépôt de gerbe devant le Monument aux héros du ghetto de Varsovie, victimes des nazis. "La pire entreprise humaine au cours du XXe siècle et notre devoir est de ne jamais oublier", lance l'eurodéputé d'extrême droite. Une tentative de montrer qu'il est loin, le temps des condamnations pour antisémitisme du fondateur de son parti, Jean-Marie Le Pen, et de l'isolement.
Une rencontre avec le président polonais
Ce n'est autre que le chef de l'État polonais, nationaliste, que le jeune président du RN est d'ailleurs parvenu à rencontrer in extremis. L'équipe de Jordan Bardella s'empresse de partager les images, lui de s'en vanter lors d'une conférence de presse au sein du Parlement polonais : "Je me suis effectivement entretenu avec le président Karol Nawrocki, l'échange a été extrêmement fructueux, nous avons des convergences de vues nombreuses, évidentes sur ces grands défis qui se posent à l'Europe."L'engouement est plus mesuré du côté du président polonais : il n'y a aucune image, aucune trace de ce rendez-vous sur ses réseaux sociaux. Jordan Bardella est le grand allié de son adversaire politique, plus à droite, le Mouvement national. Construire une nouvelle architecture européenne prendra du temps.













