Le dossier du double meurtre de Pikine Technopôle avance à grands pas. Le juge d’instruction du Tribunal de Pikine-Guédiawaye est en plein dans ses investigations. Et dans les recherches d’éléments probants, le magistrat instructeur a envoyé une délégation judiciaire aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles pour demander d’effectuer un prélèvement chez chacun des inculpés afin de procéder à des tests ADN. Hier, Nabou Lèye et Cie ont été extraits de leurs cellules et conduits à la Dic où des prélèvements ont été effectués avant qu’ils ne regagnent leurs cellules. Que cherche à vérifier le magistrat instructeur ?
Pour une affaire de double meurtre où tout paraissait clair, au tout début, après les supposés aveux de Mamadou Lamine Diao, ce dossier Nabou Leye a eu plein de rebondissements et de tergiversations. Rien pour le moment n’est encore sûr. Le magistrat instructeur, au-delà des auditions, cherche encore des preuves, des éléments probants pouvant aider à éclairer sa lanterne. C’est dans ce sillage qu’il a servi une délégation judiciaire à la Division des investigations criminelles (Dic) pour leur demander d’effectuer des prélèvements sur chacun des inculpés afin de procéder à des tests ADN (acide désoxyribonucléique), c’est-à-dire, la molécule qui contient l’information génétique de tous les êtres vivants, selon Seneweb. Que cherche à vérifier le juge d’instruction ? Y a-t-il des traces ou indices laissés par les auteurs du double meurtre ? Quelle comparaison veut-il faire à partir des ADN des inculpés ? La suite de l’instruction nous édifiera. En tout cas, hier, les enquêteurs de la Division des investigations criminelles se sont exécutés. Ils ont tous été extraits de leurs cellules pour être conduits dans les locaux de la police. Ainsi, des prélèvements ont été faits sur Nabou Lèye, Mamadou Lamine Diao dit Modou Lô, Ababacar Bâ, Oumar Guèye, Assane Diaw, Fallou Diop et Serigne Sarr, si l’on en croit toujours le site d’informations générales. Les résultats des tests seront donc retournés au magistrat instructeur qui s’en servira dans ses investigations.
Pour rappel, en août 2024, Aziz Dabala et Waly ont été retrouvés morts dans leur appartement à la Cité Technopôle à Pikine. Ils ont été sauvagement tués, selon les éléments de l’enquête de police. Des soupons ont été portés sur certains de leurs proches qui leur ont rendu visite, ce jour-là, notamment la danseuse Nabou Lèye. Cette dernière sera ainsi arrêtée. Au cours des investigations, la police va procéder à l’interpellation de Mamadou Lamine Diao qui avoue à son oncle son crime, si l’on en croit les premiers résultats de l’enquête. Tout comme lui, l’oncle sera mis aux arrêts et inclus dans la procédure. Tout le reste du groupe sera ensuite arrêté suivant toujours les résultats de l’enquête. Pour ce qui la concerne, l’artiste danseuse a toujours nié les faits. Bénéficiant d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, au tout début de l’affaire, elle sera par la suite arrêtée et envoyée en prison à la suite des nouvelles déclarations de Lamine Diao qui l’accuse d’avoir commandité le crime et même d’avoir porté des coups mortels. Nabou Lèye nie, mais son accusateur persiste. L’affaire toujours pendante, le juge cherche encore des preuves. L’avocat de Nabou Lèye, interpellé pour confirmer ces prélèvements, affirme n’être pas en mesure de le confirmer parce qu’il était pris ailleurs.
Alassane DRAME













