Après son audition aux Nations-Unies pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation, Macky Sall a fait face à la presse. Il a détaillé une vision structurée autour des trois piliers traditionnels de l’organisation : paix et sécurité, droits humains et développement, en insistant sur leur interdépendance. Il a par ailleurs expliqué pourquoi le Burundi a sponsorisé sa candidature.
«Dans ma vision, nous avons trois piliers : la paix et la sécurité, les droits humains et le développement», a-t-il affirmé, avant de souligner que ces dimensions doivent être pensées ensemble. Il a insisté sur la nécessité d’une approche intégrée, déclarant que sans prospérité ni développement, on ne peut pas avoir une sécurité durable. Selon lui, l’absence de développement alimente directement les crises, ce qui impose de lier étroitement les politiques de sécurité et les stratégies économiques et sociales. Les droits humains occupent une place centrale dans son discours. «Les droits humains sont le pilier clé de notre action», a-t-il martelé, plaidant pour un renforcement des moyens alloués à ce domaine. Il a notamment évoqué la nécessité «d’augmenter le budget que nous pouvons consacrer à ce chapitre des droits humains», en mettant l’accent sur la protection accrue des populations vulnérables, «en particulier les jeunes et les femmes».
Au-delà de ces trois piliers, il a évoqué la nécessité d’une réforme globale du système onusien, présentée comme un cadre transversal pour répondre aux défis contemporains, sans en détailler précisément les mécanismes.
En l’absence de soutien officiel de son pays
Sur le plan politique, Macky Sall est revenu sur les conditions de sa candidature. En l’absence de soutien officiel de son pays, il a indiqué bénéficier du parrainage du Burundi et a tenu à remercier son président, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union Africaine. Il a rappelé que «pour être candidat, il faut être parrainé par un État membre», tout en précisant que ce soutien n’a pas nécessairement à provenir du pays d’origine.
Ahmadou KANE
(Correspondant permanent à New York)












