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COHABITATION ENTRE MANAGERS ET AGENTS DE LUTTEUR: Un jeu trouble sur fond de conflit d’intérêts



COHABITATION ENTRE MANAGERS ET AGENTS DE LUTTEUR: Un jeu trouble sur fond de conflit d’intérêts
 
Les récentes affaires qui secouent la lutte avec frappe (affaire Leewtoo-Modou Lô, Atta et Eumeu Sène en 2011 et Luc Nicolaï en discussion avec une partie de Rock Energie) ont mis en lumière les relations parfois troubles entre les managers, agents des lutteurs ou d’autres intermédiaires. Un conflit d’intérêts  souvent décrié et qui jette une lumière crue sur un problème qui touche cette discipline.
 
La lutte avec frappe, ce beau jeu, est devenue une activité économique à part entière, qui génère beaucoup d’argent. Et les lutteurs, surtout les ténors, suscitent les convoitises, déclenchant de féroces batailles entre agents et managers qui se disputent contrats et commissions. La décision de Luc Nicolaï de traiter avec le président de Rock Energie, le frangin de Modou Lo et Cie, sans passer par le manager ou l’agent du lutteur, remet encore cette épineuse question sur la table. Quelle est la personne habilitée à négocier un combat de lutte ? Un lutteur doit-il avoir un manager et un agent ? Difficile d’y répondre, mais les relations exécrables entre Eumeu Sène et son ancien homme de confiance, Momar Ka dit Atta, avaient prouvé le contraire en 2011.
L’ancien chargé de la gestion administrative de l’écurie «Bul Falé» avait signé un contrat avec Luc Nicolaï pour un combat entre son poulain, Eumeu Sène et Modou Lô. Un accord que le nouveau roi des arènes avait ignoré, déclarant qu’il n’avait pas donné son aval. La suite, on la connaît, il avait claqué la porte de l’écurie au nez et à la barbe de son ancien mentor Mohamed Ndao Tyson, pour créer son écurie. La brouille récente entre Leewtoo Production et Modou Lô, pour un combat en juillet, a mis aussi en lumière les relations parfois difficiles entre promoteurs, agents et managers. Une cohabitation source de beaucoup de problèmes au sein de la lutte. C’est pour soulever la problématique liée à cette confusion que nous avons tenté de mener une petite enquête, car, il urge de délimiter les responsabilités de manière formelle, dans un milieu très informel.
 
 
Thierno Kâ : «le Cng ne reconnait que les managers»
 
 
 
Pour être manager dans la lutte avec frappe, il faut remplir trois conditions : avoir cinq licences de  lutteurs en activité, détenir un casier judiciaire vierge et payer la somme de 50.000 francs. Alors que le rôle d’agent, rempli par un parent proche ou un ami, se réduit souvent à encaisser le cachet du lutteur. Seulement, d’après le règlement du Cng, les agents n’ont pas le droit d’être là. «On ne reconnait que les managers», explique, Thierno Kâ, le chargé de communication du Cng. Pour la régularisation des combats, la rencontre se fait entre le promoteur, le manager, les deux lutteurs ou leurs représentants et le directeur administratif du Cng, le  reste, c’est de la galerie, ajoute Thierno Kâ.
 
 
Bourhane Wade, manager Boy Niang : «tout est la faute des agents»
 
 
 
Bourhane Wade, manager de Boy Niang, n’y va pas par quatre chemins pour désigner les coupables de cette situation. «Tout est la faute des agents. Ils ne sont pas légaux. La preuve, ils ne sont là que pour encaisser des cachets, mais s’il s’agit de signer un contrat, on fait appel aux managers», indique Bourhane Wade, qui invite les promoteurs à être vigilants pour ne pas se faire berner parfois.
 
Pape Dia, manager de Bombardier : «Un agent est prêt à tout pour son lutteur, alors qu’un manager n’est intéressé que par ses commissions»
 
Pape Dia, qui fut agent et maintenant manager de son frangin, rame à contre-courant. Pour lui, ce sont plutôt les  managers qui ne jouent pas leur rôle. «Ils ne sont intéressés que par leurs commissions (10%). Le reste, ce n’est pas leur problème. Alors qu’un agent est parfois un homme de confiance du lutteur, prêt à tout pour défendre les intérêts de son poulain», déclare Dia. Moins sauvage que celui du football, le milieu de la lutte a aussi ses démons : les combines entre managers. «Il arrive qu’un manager ait deux lutteurs sous son aile qui s’affrontent. Pour ne pas perdre, il donne une licence à un de ses collègues pour le représenter, après, ils se partagent les commissions», balance Pape Dia, qui est convaincu que le manager et l’agent peuvent cohabiter. Il suffit juste que chacun remplisse son rôle.
 
Pape Thialiss Faye, promoteur : «les managers sont dépassés, ils ne savent ni lire ni écrire»
 
Pour sa part, Pape Thialiss Faye, de la structure Leewtoo Production, parle d’un problème de niveau des managers. «Les managers sont un peu dépassés par les évènements. Ils ne savent ni lire ni écrire. Leur souci, souvent, ce sont leurs commissions, c’est tout. Pour moi, il est temps d’avoir un agent ou un conseiller juridique pour bien défendre ses intérêts», explique Thialiss, qui souligne que dorénavant il ne signera plus jamais un contrat sans la présence du lutteur, son manager et le président de son écurie, pour éviter tout problème.
 
Assane Ndiaye, promoteur : «il faut une réorganisation de la lutte, afin que chacun reste à sa place»
 
 
Pour sa part, Assane Ndiaye de Baol Production, qui pense que les agents sont souvent mandatés pour ne récupérer que l’argent, appelle à une réorganisation de la lutte, afin que chacun reste à sa place.
 
 
 


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