Pour le premier jour du baccalauréat général, le ministre de l’Enseignement supérieur a effectué une tournée dans quelques centres d’examen dans le département de Dakar. Ce dernier, qui s’est félicité de la bonne tenue de l’examen, globalement, a adressé un important message aux candidats qui n’ont pas pu se présenter en salle d’examen pour une raison ou une autre : certains d’entre eux pourront passer la session de rattrapage au mois d’octobre.
Les candidats au baccalauréat général, forclos ou ceux qui ont eu des problèmes d’état civil vont certainement sauter de joie avec l’annonce du ministre de l’Enseignement supérieur : les autorités ont décidé de leur offrir une nouvelle opportunité de passer leu examen. C’est Abdourahmane Diouf, en tournée hier dans quelques centres d’examen à Dakar, qui a donné l’information. « Généralement, ceux qui font la session d’octobre sont ceux qui ont eu des motifs légitimes de ne pas se présenter. Cette année, sur instruction du Premier ministre et à l’issue du conseil interministériel que nous avons organisé sur le baccalauréat, nous avons décidé de donner une chance à ceux qui étaient forclos », affirme Abdourahmane Diouf, qui explique : « c’est-à-dire ceux qui auraient dû s’inscrire depuis le début de l’année et qui ne l’ont pas fait pour une raison ou une autre. Normalement, ils n’auraient pas dû faire le Bac, mais nous allons leur donner la chance de venir s’inscrire la semaine prochaine pour faire le Bac au mois d’octobre », assure-t-il.
Naturellement, déclare le ministre, ceux qui sont malades et qui n’ont pas pu se présenter auront aussi leur chance pour la session de rattrapage.
A en croire Abdourahmane Diouf, il y’a beaucoup d’élèves, des milliers, qui n’ont pas pu faire le Bac pour des raisons d’état civil. « Nous avons décidé de rouvrir les dossiers pour leur donner l’opportunité de faire la session de remplacement au mois d’octobre », dit-il.
« Nous attendons près de 80.000 nouveaux bacheliers »
Cette opportunité est réservée, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, à ceux qui avaient de vrais problèmes d’état civil, mais certainement pas pour ceux qui avaient de faux extraits de naissance. «Tous les autres qui ont des papiers en règle mais, pour une raison ou une autre, n’avaient pas pu s’inscrire, nous leur offrons exceptionnellement l’opportunité de se rattraper », renseigne Abdourahmane Diouf qui estime que les parents doivent être conscients de cette effort que vient de faire le gouvernement.
M. Diouf de préciser par contre que la période de réinscription sera très courte, et ce sera juste après le Bac.
Parlant des résultats des dernières années, le ministre de l’Enseignement supérieur soutient que le Sénégal a eu des résultats très intéressants qui tournent autour de 50 et 51%. «Nous espérons cette année avoir, au pire des cas, le même résultat. Ce qui veut dire que nous attendons près de 80.000 nouveaux bacheliers. Nous avons pris toutes les mesures pour que tout le monde soit orienté. Et pour ce qui est de la durée des orientations qui pouvaient aller jusqu’à six mois, nous avons mis en œuvre un système qui nous permettra d’orienter 80% des bacheliers en septembre et le reste après pour que l’on puisse avoir une ouverture normalement au mois d’octobre», conclut M. Diouf.
Ndeye Khady D. FALL













