La ministre des Affaires étrangères a fait face aux parlementaires pour les besoins de l'adoption de sept projets de texte qu'elle défendait. Occasion saisie par la cheffe de la diplomatie sénégalaise pour revenir sur la question de l'émigration irrégulière, les flux financiers illicites et l’homosexualité. Par rapport à ce dernier point, Aïssata Tall Sall a été très claire sur la question. Le Sénégal ne peut pas l’accepter.
En séance plénière pour l’examen des projets de loi concernant le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, les députés ont fait part à Aïssata Tall Sall de leurs différentes préoccupations.
A l’occasion, la ministre des Affaires étrangères a été catégorique par rapport à la légalisation de l'homosexualité. Pour elle, la réponse à cette question est assez claire. Tout simplement parce que l’homosexualité est contradictoire aux valeurs culturelles et religieuses du pays. «L’Espagne est un pays qui interdit la polygamie. Mais nous, nous avons fait en sorte, que quand un de nos compatriote polygame y perd la vie, que ses épouses bénéficient toutes de sa pension. Ceci est nos réalités que nous avons incluses dans la convention. Ils nous demandent beaucoup de choses que nous avons refusées. Par exemple, nous avons dit aux pays qui prônent le mariage pour tous de ne jamais penser à nous exposer cette question au Sénégal. Nous n’accepterons jamais cela. Ce sont des pays où l'homosexualité a été autorisée, contrairement à nos valeurs et principes culturels et religieux. Nous leur avons proposé nos lois qu'ils ont acceptées. Ce qui reste, c'est d'élargir les discussions sur d'autres questions pour mieux faciliter à nos compatriotes Sénégalais leur séjour dans ces pays».
Les parlementaires ont interpellé la ministre des Affaires étrangères sur la situation des compatriotes sénégalais qui ont été expulsés d'Italie. Par rapport à cela, Aïssata Tall Salla répondu qu’il y avait le Bureau d’accueil d’orientation des Sénégalais (Baos), une structure qui vient en aide aux immigrés de retour au pays. Pour elle, le bureau facilite la réintégration et la réinsertion sociale des Sénégalais qui reviennent.
Aïssata Tall Sall est revenue sur la situation irrégulière des travailleurs de la Diaspora. Pour elle, l’État du Sénégal, à travers les accords qu’il est en train d’engager, essaye de son mieux pour sauvegarder les droits de la Diaspora du Sénégal dans le monde. Toutefois, elle reconnaît que les irrégularités sont nombreuses malgré tous leurs efforts. En effet, pour elle, ce que subissent certains de nos compatriotes est juste inhumain. «L’autre problème, c’est comment on touche les irréguliers. Un irrégulier, c’est quelqu’un qui n’a pas de droit. Mais ce que vous dites est vrai. On ne peut faire travailler les gens dans la clandestinité, couper leurs droits et les considérer comme zéro. Ce n’est pas possible. Ceux-là qui le font, en général, ils font du trafic humain. Nous devons nous dresser et nous battre contre eux».
Interpellée par les parlementaires sur la question des flux financiers illicites, Aïssata Tall Sall qui prône l’implication des juristes dans le processus des signatures de contrats,indique que chaque Sénégalais doit sentir les retombées de l’exploitation du pétrole, surtout avec la construction d’infrastructures.
Khadidjatou DIAKHATE












