Suite à l’emprisonnement de Boubacar Sèye pour diffusion de fausses nouvelles, le leader de Frapp/France dégage est très remonté contre le Président Macky Sall qui, à l’en croire, est champion dans ce domaine. Cependant, Guy Marius Sagna révèle que cette démarche découle de ce qu’il qualifie de présidentialisme néocolonial avec une constitution ancienne qu’il convient de changer.
Le coordonnateur du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp/France dégage), Guy Marius Sagna, a encore fait feu de tout bois en s’en prenant au président Macky Sall. Une sortie motivée par l’emprisonnement du patron de l’Ong Horizon sans frontières, Boubacar Sèye et la détention de Assane Diouf. Revenant sur les faits reprochés à Boubacar Sèye de diffusion de fausses nouvelles, Guy Marius Sagna estime que c’est plutôt le chef de l’Etat qui est maître dans ce jeu pour avoir servi, dit-il, une litanie de fausses nouvelles sur le franc Cfa, les Ape, le Ter, entre autres sujets. Au même moment, l’activiste se désole de constater que le Président Sall fait libérer des trafiquants de drogue, de faux billets et de faux médicaments. Une démarche du chef de l’Etat que le patron de Frapp qualifie de présidentialisme néocolonial. «C’est la toute-puissance du président de la République néocoloniale du Sénégal qui a droit de vie et de mort sur tout ; qui a droit d’emprisonner qui il veut et quand il veut selon les prétextes fallacieux qu’il veut», fait remarquer Guy Marius Sagna, qui relève dans la foulée que ce «président néocolonial» se trouve également dans nos syndicats, nos centrales syndicales, nos partis politiques, nos mouvements citoyens, nos maires, nos Ong, nos associations sportives et culturelles, nos chefs de villages, etc. Pourtant, il révèle que l’actuel locataire du Palais n’a fait qu’hériter des lois scélérates qui sont restées inchangées. «C’est la constitution qui donne ces pouvoirs au président de la République qu’il s’appelle Senghor, Diouf, Wade et aujourd’hui Macky Sall», indique l’activiste qui estime que c’est une nécessité de sortir de cette République néocoloniale en procédant, dans un premier temps, au changement de la Constitution ; ensuite à la transformation radicale des relations entre le Sénégal, l’Afrique et le reste du monde. A l’en croire, l’Afrique a besoin d’un programme politique qui change les présentes constitutions en vue d’une souveraineté populaire.
M. CISS