Sacré champion d’Afrique à la Can 2025 au Maroc avec le Sénégal, Yehvann Diouf est pourtant confronté à une réalité bien moins glorieuse en club. À l’OGC Nice, le gardien de 26 ans a perdu sa place de titulaire et enchaîne les matchs sur le banc. Un déclassement inquiétant à un an du Mondial 2026.
De titulaire indiscutable à doublure
Avant son départ pour la Can 2025, Yehvann Diouf était solidement installé dans les cages niçoises. Mais son retour en France a marqué un tournant. Le changement d’entraîneur a rebattu les cartes : le départ de Franck Haise et la nomination de Claude Puel, le 29 décembre 2025, ont totalement modifié la hiérarchie des gardiens.
Depuis, l’international sénégalais a été relégué au second plan. Sur les quatre derniers matchs de Ligue 1, il est resté sur le banc, systématiquement devancé par Maxime Dupé, 32 ans.
Quatre journées de Ligue 1 sans la moindre minute
Depuis la 19e journée, Diouf n’a disputé aucune minute en championnat. Face au FC Nantes, au Stade Brestois 29, à l’AS Monaco et à l’Olympique Lyonnais, il a assisté impuissant aux rencontres depuis le banc.
Son dernier match remonte au 4 février, en Coupe de France contre Montpellier. En Ligue 1, sa dernière apparition date du 14 décembre 2025 face au RC Lens.
Avant son déclassement, le bilan était déjà contrasté : 25 matchs disputés, 48 buts encaissés et seulement 2 clean sheets sous le maillot niçois. Des statistiques qui ont sans doute pesé dans la décision du nouveau staff.
Une course contre la montre pour 2026
Avec les Lions, Yehvann Diouf occupe la place de numéro deux derrière Edouard Mendy. Mais l’absence de temps de jeu fragilise forcément son statut.
La concurrence est rude : Mory Diaw, Bingourou Kamara ou encore Seny Dieng postulent également.
À l’approche de la Coupe du monde 2026, le portier de 26 ans est face à une urgence sportive. Retrouver sa place de titulaire à Nice est devenu impératif pour rester dans les plans du sélectionneur Pape Thiaw.
Car le statut de champion d’Afrique, aussi prestigieux soit-il, ne garantit rien. Dans le football moderne, seule la régularité en club protège une carrière internationale.













