L’Assemblée nationale s’implique officiellement dans l’affaire dite « Softcare », devenue un sujet de préoccupation publique en raison de soupçons entourant la commercialisation de produits de cette marque au Sénégal. L’installation, le lundi 5 janvier 2026, d’une mission d’information parlementaire, marque une étape décisive dans la recherche de la vérité et le renforcement de la protection des consommateurs.
Instituée conformément à l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et approuvée par le Bureau le 29 décembre 2025, la mission est investie d’un mandat temporaire de trente jours, prorogeable si nécessaire. Elle a pour objectif d’examiner, de manière rigoureuse et documentée, les conditions de mise sur le marché des produits Softcare, dans un contexte où des interrogations persistent sur les mécanismes de contrôle et de régulation.
Au cœur des débats figure l’Agence de régulation pharmaceutique (Arp), dont la communication récente a semé le trouble. Deux communiqués successifs et contradictoires, l’un émanant de la direction du contrôle et l’autre du service de communication de l’Agence, ont alimenté la controverse et suscité des doutes quant à la cohérence de la position officielle de l’organe régulateur. Cette cacophonie institutionnelle a renforcé l’exigence de clarification exprimée par l’opinion publique et les acteurs de la société civile.
Consciente de la sensibilité du dossier, la mission parlementaire s’engage à travailler dans le strict respect des règles du contrôle parlementaire, des secrets légalement protégés et des droits des personnes. Auditions, consultations, demandes d’informations et visites de terrain sont prévues afin d’établir les faits de manière contradictoire et exhaustive. À l’issue de ses travaux, la mission formulera des recommandations opérationnelles visant à renforcer la transparence, la redevabilité des institutions publiques, ainsi que la prévention des risques sanitaires.
Présidée par la députée Khady Sarr, la mission est composée de onze membres issus de la Commission de la Santé.
BMS












