À la veille du choc Sénégal–RD Congo comptant pour la 2e journée du groupe D de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025, le sélectionneur des Lions de la Teranga, Pape Thiaw, s’est présenté en conférence de presse. Confiant mais prudent, il a insisté sur l’importance du match, le défi physique congolais et la nécessité de confirmer le statut du Sénégal. Voici l’extrait de son face-à-face Avec la presse.
Coach, comment abordez-vous ce match contre la RD Congo ?
Tous les matchs sont importants, que ce soit ceux du passé ou celui de demain. On les prépare toujours avec le même sérieux. Face à la RD Congo, ce sera une belle opposition, un match difficile. Mais nous sommes bien préparés et armés pour aller chercher la victoire.
Le Sénégal avait battu la RDC à Kinshasa. Est-ce une référence ?
C’était une belle victoire, mais ce sont deux matchs totalement différents. On est venu ici pour prendre les rencontres match par match. Depuis cette confrontation, la RD Congo a beaucoup progressé. Il faudra mettre beaucoup de choses en place pour les déstabiliser, tout en évitant ce qui nous était arrivé à Kinshasa.
Ce match a-t-il un parfum de rivalité particulière ?
Ce sont deux grosses équipes, donc il est normal qu’il y ait une rivalité. Avec son statut, chaque match du Sénégal est un peu comme un derby. Pour moi, c’est un match important, mais la vraie finale reste celle du 18 janvier. L’objectif est clair : gagner et confirmer notre statut.
La RDC est réputée pour son impact physique. Est-ce un défi ?
Ils ont des arguments physiques, c’est vrai. Mais chaque équipe a ses propres forces. Nous allons rester fidèles à notre philosophie et nous appuyer sur nos qualités.
Quelle sera la clé du match selon vous ?
La patience et la détermination. Ce sont les footballeurs qui jouent les matchs, mais ce sont des hommes qui les gagnent. Nous en avons beaucoup dans ce groupe, et je pense que cela peut faire la différence.
Qu’en est-il de l’infirmerie ?
Tout mon effectif est à ma disposition. Chérif s’était blessé après un duel, mais il s’est bien remis. Tout le monde est prêt.
Sur le plan tactique, peut-on s’attendre à des changements ?
Tous les systèmes gagnent et perdent. Nous sommes venus avec trois systèmes qui nous réussissent bien. À la veille d’un match, je préfère ne pas en parler.
La concurrence est forte dans le groupe. Comment la gérez-vous ?
Elle fait partie du football. Quand elle est saine, c’est magnifique. Chacun donne le meilleur de lui-même. Ensuite, c’est à moi de choisir le profil le plus adéquat en fonction du match.
Un nul suffirait-il demain ?
C’est un tournoi qui commence comme un championnat. Ensuite, au deuxième tour, il faut forcément gagner. Demain, un nul est possible, mais nous préférons faire le job, c’est-à-dire prendre les trois points.
Sur le plan défensif, êtes-vous satisfait?
Si on regarde les chiffres, la RDC a marqué trois buts, nous en avons inscrit quatre. Le défi est simple : marquer plus de buts que l’adversaire. En encaisser le moins possible, c’est un travail quotidien et nous y travaillons.
Iliman Ndiaye a beaucoup décroché lors du dernier match. Est-ce voulu ?
Notre jeu repose sur les permutations et les combinaisons. Avec l’intelligence des joueurs, cela peut amener ce genre de situations. Ismaïla Sarr l’a aussi fait. Je n’interdis rien à mes attaquants. L’important, c’est qu’en phase défensive, ils fassent le travail.
Comment vivez-vous cette Can personnellement ?
Ce n’est pas facile de gérer des joueurs de ce calibre. Mais avant de dormir, je pense toujours à une seule chose : ramener le trophée de la Can chez moi.
☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆













