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MACKY SALL LORS DE SA 1ÈRE INTERVIEW DEPUIS LE REPORT DE LA PRÉSIDENTIELLE : «Si les politiques ne sont pas capables de s’entendre sur l’essentiel, d’autres forces organisées le feront à leur place»



MACKY SALL LORS DE SA 1ÈRE INTERVIEW DEPUIS LE REPORT DE LA PRÉSIDENTIELLE : «Si les politiques ne sont pas capables de s’entendre sur l’essentiel, d’autres forces organisées le feront à leur place»

 
 
 
Dans ce qui apparait comme sa première interview depuis l’annonce du report, Macky Sall a balayé les allégations selon lesquelles la décision de reporter la présidentielle était inconstitutionnelle et qu’il avait créé une crise constitutionnelle. Le président de la République affirme que le pays avait besoin de plus de temps pour résoudre les controverses sur la disqualification de certains candidats et «un conflit entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire». Le chef de l’État, qui a assuré être tout à fait prêt à passer le relai, réitère son appel au dialogue. Il invite les politiques à plus de responsabilité pour éviter que «des forces organisées prennent le pouvoir». En ce qui concerne la posture qu’il aura si le Conseil constitutionnel décide que la loi est anticonstitutionnelle, Macky Sall déclare qu’il est trop tôt pour lui d’envisager cette perspective… «Lorsque la décision sera prise, je pourrai dire ce que je ferai», a-t-il prévenu.
 
 
 
Alors qu’il est de plus en plus isolé, le président de la République a défendu dans une interview exclusive à l’agence de presse AP le report des élections alors que des manifestations éclatent dans tout le pays. Alors que de violentes manifestations ont éclaté depuis vendredi à travers le pays, Macky Sall déclare d’emblée lors de cette interview que sa décision n’est motivée que par sa volonté d’avoir un passage de relai dans la douceur et dans la paix. Le président de la République a nié vouloir conserver le pouvoir, assurant qu’il ne cherche absolument rien d’autre que laisser un pays dans la paix et la stabilité. «Je suis pour un processus inclusif et apaisé qui permette un passage de relai dans la douceur et dans la paix. C’est ça qui est le plus important pour notre pays aujourd’hui… L’Afrique de l’Ouest aujourd’hui vit des moments extrêmement difficiles… ce n’est pas au moment où j’ai fini mon terme que je vais m’inventer une nouvelle carrière de dictateur ou de non démocrate. C’est un tableau qu’on peint mais qui ne correspond pas à mon profil, qui ne correspond pas à ma personnalité et qui ne correspond pas à la réalité. La réalité est que s’il n’y avait pas eu cette contestation crescendo, malgré les manquements, on aurait pu aller à l’élection. Mais appeler à enjamber et à poser le débat pour que l’élection soit plus inclusive et plus transparente, c’est ça qui est essentiel et non pas un jour après où deux mois après ou trois mois après. Ce qui est essentiel pour moi, c’est la stabilité du Sénégal. Et là-dessus, quel que soit le prix à payer, il faut le payer pour que ce pays continue sa trajectoire dans la stabilité, dans la démocratie», a déclaré le président Sall.
 
 
«Si le report est rejeté, on avisera pour la suite»
 
 
Macky Sall a déclaré que sa décision de reporter l’élection était nécessaire pour éviter un pire chaos électoral. «Je ne veux pas laisser derrière moi un pays qui va immédiatement sombrer dans des difficultés majeures… Je dis maintenant que je vais œuvrer pour l’apaisement, pour des conditions qui permettront au pays d’être en paix… Tenons tous des discussions inclusives avant d’aller aux élections», a déclaré Macky Sall.
A propos du recours déposé par les députés au niveau du Conseil constitutionnel, Macky Sall n’a pas précisé s’il accepterait la décision si le report de l’élection était rejeté. «Il est trop tôt pour moi d’apprécier cette perspective. J’ai une réponse très précise mais comme le Conseil doit statuer, il ne m’appartient pas pendant ce temps du Conseil de donner un avis quelconque. Lorsque la décision sera prise, je pourrai dire ce que je ferai», a-t-il déclaré. Et d’ajouter «si le report est rejeté, on avisera pour la suite».
 
 
Le dialogue dans une ou deux semaines
 
 
Par ailleurs, Macky Sall a appelé la communauté internationale à faire preuve de retenue et de compréhension, alors que le Sénégal traverse une période difficile. Le Président sénégalais a déclaré que la voie à suivre incluait le lancement d’un dialogue national, qui pourrait commencer dès cette semaine. L’objectif est de favoriser la confiance et de créer un environnement inclusif pour les élections, a-t-il déclaré. «Le dialogue peut démarrer à tout moment à partir de la semaine prochaine. Mais je pense qu’il y a des préalables si nous voulons qu’il soit une réussite. Et parmi ces préalables, c’est d’abord d’établir cette confiance chez les acteurs et c’est l’apaisement. Il faut apaiser pour aller au dialogue. Donc peut-être d’ici une ou deux semaines maximum si les acteurs acceptent. Je constate avec beaucoup d’intérêt de plus en plus d’acteurs qui sont d’accord pour l’idée du dialogue. Ça veut dire qu’on peut arriver à quelque chose assez rapidement… Dans les périodes de fragilité, nous devons être prudents… Le pays doit traverser cette étape de transition électorale en toute lucidité et tranquillité, pour que le pays continue d’avancer», a déclaré Macky Sall.
 
 
«Si les politiques ne sont pas capables de s’entendre sur l’essentiel, d’autres forces organisées le feront»
 
 
Le chef de l’État invite les politiques à plus de responsabilité pour éviter que «des forces organisées prennent le pouvoir». Il assure que si on peut contester ou dire ce que l’on veut, il ne faut pas dépasser les limites. «Mon rôle en tant que président de la République pour le temps qu’il me reste à la tête de l’État, c’est de toujours tendre la main et de dire aux acteurs politiques : faites attention. Leur dire de faire attention parce que nous ne sommes pas seuls sur la scène et si les politiques ne sont pas capables de s’entendre sur l’essentiel, eh bien d’autres forces organisées le feront à leur place. Et là ils perdront tous, le pays avec. Oui on peut contester, on peut dire ce que l’on veut, mais il ne faut pas dépasser les limites qui permettent au pays de maintenir sa trajectoire démocratique. Parce que si on n’est plus en démocratie, on sera dans autre chose», a encore indiqué Macky Sall.
 
 
 
Sidy Djimby NDAO avec AP
 
 
 
 
 
 
 
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