
La « Coalition Ensemble pour Demain » a rappelé, dans un communiqué ce jeudi, avoir invité les députés de la 14ème législature à « voter OUl pour la loi d'amnistie ». Elle rappelle, l'objectif du régime précédent qui était, en appelant à voter cette loi, « de favoriser l'apaisement du climat politique et social, de renforcer la cohésion nationale et de consolider le dialogue national afin de permettre à certaines personnes qui ont eu maille à partir avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique (...). »
La « Coalition Ensemble pour Demain », précise que cette loi visait aussi à « remettre dans le jeu politique et électoral certains Sénégalais recalés ou dans les liens de la détention. » En définitive, cette loi avait pour objectif principal « la réconciliation nationale, le pardon national, la pacification des cœurs et des esprits. Et elle a permis une continuité du fonctionnement de nos institutions. »
Qui a gagné qui a perdu dans cette loi?
À l'évidence, « c’est le Sénégal qui a gagné en paix et en image, dans la mesure où le peuple a choisi et de façon massive le Pastef et ses leaders. En le faisant, ce peuple a servi une leçon démocratique aux politiques », constate la coalition « Ensemble pour Demain » concluant que « si le peuple a voté Pastef, qui lui a promis une abrogation pure et simple de la loi d'amnistie, comme promis lors de la Présidentielle et des Législatives à travers les urnes, ce même peuple n’a nullement demandé une loi d'interprétation. »

La proposition de loi du député Amadou Ba veut donc dicter au juge le champ d’application de la loi d’amnistie, c’est-à-dire demander au juge de se pencher d’un côté. Or, regrette Adji Mbergane Kanouté et ses camarades, « le symbole de la justice ce n’est pas d’incliner le poids sur la balance, mais de veiller à son équilibre. C’est là que cette loi d’interprétation est dangereuse ».
En conséquence, la Coalition Ensemble pour demain appelle à plus de responsabilité. Cette vague de contestations ne doit pas remettre en cause ce PACTE DE STABILITÉ POLITIQUE créé par la loi d'amnistie. Et surtout que le gouvernement prône aujourd'hui UN PACTE DE STABILITÉ SOCIAL avec les organisations syndicales et patronales notamment.
La médiation pénale est aussi une forme de répression efficace
La Coalition Ensemble pour demain estime que la reddition des comptes ne veut pas dire un emprisonnement systématique. L'esprit c'est de faire rendre gorge et donner un sens pédagogique à la gestion des affaires publiques. En cela, la médiation est un moyen efficace de dissuasion. « Elle est prévue par nos textes et est une forme de répression. La médiation pénale doit être une mesure alternative à l'emprisonnement », conclut la coalition de l’opposition.