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LES MARCHES NOYES DANS LES ZONES D’OMBRE A L’ONAS : Quand l’assainissement déborde d’irrégularités




 
 
 
Dans les couloirs feutrés de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (Onas), les marchés publics semblent s’éloigner de la rigueur attendue pour sombrer dans un marigot de lenteurs, de documents perdus et de procédures branlantes. Derrière les montants colossaux, un même tableau se dessine : un système qui navigue à vue, où la transparence se dissout, les délais s’étirent et les règles s’effacent dans un puits d’opacité.
 
 
 
Des marchés à milliards traversés par des zones grises
 
 
 
Tout commence avec un marché à plus de 1,5 milliard F Cfa, celui de la réhabilitation des stations de pompage et d’épuration à Dakar et dans les régions. Les deux lots, attribués à Inter Négoce Distribution, auraient dû suivre une procédure limpide. Pourtant, la formule d’actualisation censée encadrer les prix flotte dans le vide, sans coefficients précis ni indices clairement définis. Une omission qui laisse au titulaire le luxe d’influencer après coup des paramètres essentiels. La date d’approbation de l’attribution, elle aussi, disparaît du procès-verbal, tout comme les preuves de garanties et d’assurances pourtant obligatoires. Même les pièces retraçant l’exécution des travaux semblent s’être évaporées du dossier.
Le même scénario se rejoue sur un autre marché majeur, celui de 3,4 milliards F Cfa confié à SVTP/G pour la réalisation de 15 km de réseaux secondaires. Les éclaircissements adressés aux candidats ne figurent plus au dossier, alors qu’ils sont censés être transmis à tous. Plus étrange encore, six mois s’écoulent entre l’ouverture des offres en août 2022 et l’attribution du marché en mars 2023, en violation flagrante du délai réglementaire. Les pénalités de retard, fixées à un niveau si faible qu’un entrepreneur peut accumuler huit mois d’atonie sans encourir la résiliation, témoignent d’une indulgence presque déroutante. La garantie de bonne exécution n’est pas documentée, et la publication de l’avis d’attribution reste introuvable. Au-delà de ces écarts, le tracé initial du réseau a été bouleversé sans ordre de service ni avenant formel, malgré l’importance des modifications. Résultat : treize mois d’exécution pour à peine 20% d’avancement.
 
Ziguinchor, Dakar : mêmes pratiques, mêmes oublis
 
Plus au sud, à Ziguinchor, le marché de 3,3 milliards F Cfa attribué à Camacho Engenharia n’échappe pas non plus à la dérive. L’Onas a demandé aux soumissionnaires de proroger la validité de leurs offres bien après l’expiration initiale, ce qui vide la procédure de son sens. L’attestation d’existence de crédits, actualisée à deux reprises, contourne également les règles qui n’autorisent qu’une seule actualisation avant le démarrage. Là encore, garanties, assurances et documents d’exécution manquent à l’appel.
À Dakar, le marché d’entretien des réseaux, estimé à 435 millions F Cfa, souffre de la même amnésie administrative. La publication de l’appel d’offres ne figure pas au dossier. Les convocations de la commission non plus. L’évaluation des offres ? Disparue. L’attribution ? Intervenue cent douze jours après l’ouverture, bien au-delà du délai légal. Jusqu’aux attestations de mainlevée et aux preuves de crédits qui manquent, laissant planer un doute sur la conformité financière et procédurale. La procédure aura duré près de neuf mois, un marathon là où le règlement exige une course rapide.
 
Quand les “petits marchés” trahissent les mêmes travers
 
Même les procédures apparemment moins complexes se distinguent par leur cafouillage. L’assurance maladie du personnel de l’Onas, d’un montant de 138 millions F Cfa, illustre ce désordre. Les candidats non retenus sont notifiés treize jours après l’attribution, alors que la loi impose un séquençage précis : lettres d’information, puis publication provisoire, puis contrat. Ici, l’ordre est inversé, les délais dérapent et les règles deviennent accessoires.
La sélection des bureaux d’études pour les plans directeurs de dix-sept villes, évaluée à 613 millions F Cfa, aura quant à elle pris près de deux ans entre l’appel à manifestation d’intérêt et la notification. Une lenteur qui défie la logique d’efficacité administrative.
Même les plus petits marchés, parfois de 14 à 27 millions F Cfa, portent les mêmes cicatrices : factures pro forma suspectes provenant de la même source, absence de publication des avis d’attribution, contrôles préalables non matérialisés, lettres d’information envoyées avec des semaines de retard, contrats mal datés ou basés sur d’anciens décrets abrogés.
 
Avenants opaques et procédures bancales
 
Les avenants, censés corriger ou prolonger les marchés existants, sombrent eux aussi dans les mêmes travers. À Gandiaye, un avenant de 1,29 milliard F Cfa ne contient même pas la documentation de base. À Dakar, la reconduction de 440 millions F Cfa mentionne un décret périmé. D’autres avenants, portant jusqu’à 130 millions F Cfa, manquent de rapport de présentation, d’Ano de la Dcmp ou d’attestation de crédits. C’est comme si chaque document essentiel se perdait dans un labyrinthe administratif sans issue.
 
L’Onas, une institution en panne de rigueur
 
Dans cet océan de marchés, un fil rouge s’impose : délais non respectés, documents introuvables, règles inversées, publications absentes, tracés modifiés sans formalité, pénalités trop faibles, procédures interminables. Au cœur d’un secteur aussi vital que l’assainissement, où l’eau sale ne pardonne aucun retard, l’Onas donne l’impression de naviguer à vue, balloté entre oubli, approximations et inertie.
 
Samba THIAM
 
 

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