Le maintien en prison de Farba Ngom révulse Abdou Nbow. «Je voudrais ici et maintenant dénoncer cette volonté manifeste du pouvoir de vouloir continuer dans une entreprise ubuesque de casser de l’opposant. Jamais au Sénégal nous n’avons eu à ce point l’impression d’une Justice entêtée, voire acharnée à justifier les choix politiciens d’un pouvoir politique avide de vengeance», déclare-t-il.
Le député d’insister : «l’otage de Monsieur Ousmane Sonko, notre collègue Mouhamadou Ngom dit Farba, reste en prison, au moment où son coaccusé est sorti libre. Cet acte montre encore une fois la volonté de ce régime de maintenir notre collègue en prison sans raison valable», affirme-t-il tout en demandant sa libération immédiate et sans conditions. «Le pouvoir, incarné par un Premier ministre avide de vengeance et obstiné jusqu’à la rage, a fini de montrer son échec dans le cadre de cette prétendue reddition des comptes qui a viré à un règlement de compte politique», indique Abdou Mbow, qui poursuit avec ses interrogations : «comment expliquer, autrement que par l’acharnement crypto-personnel du Premier ministre à l’encontre de Farba Ngom, que Tahirou Sarr soit libéré alors qu’ils sont poursuivis pour les mêmes faits dans un même dossier, et que les motivations retenues par le juge d’instruction pour accorder la liberté provisoire seraient identiques et rédigées dans les mêmes termes pour les deux mis en cause ?».
A l’en croire, le parquet a interjeté appel uniquement contre la décision concernant Monsieur Farba Ngom. «Une démarche qui est une atteinte au principe d’égalité devant la justice. Ceci est l’œuvre du procureur, actionné par le ministre de la Justice, qui agit sous les ordres de Ousmane Sonko. C’est une honte ! On domestique la justice pour des raisons politiques», regrette Abdou Mbow, qui souligne que «la justice, la vraie, à travers le juge, a décidé qu’il fallait libérer Farba et Tahirou. Le procureur, aux ordres des autorités politiques, s’oppose pour Farba. Cherchez l’erreur !», déclare le député qui parle de saccage de nos institutions et leur donne rendez-vous devant l’Histoire.
Nd. Kh. D. F












