
Le prix du riz va connaître une nouvelle baisse dès le début du mois d’avril et va passer de 410 francs le kilo à 350 francs, soit une baisse de 60 francs. Le sac de 50 kg connaîtra une baisse de 5000 francs passant de 22.000 à 17.000 francs. C’est l’annonce faite hier par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a l’occasion de la réunion du Conseil national de la Consommation.
Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a présidé hier la du Conseil national de la Consommation (Cnc) avec l’objectif de discuter de la révision du prix du riz, en analysant les cours mondiaux et en évaluant l'implication de l'État pour une baisse des prix. A cet effet, le ministre a rappelé que plusieurs missions ont été effectuées en Inde dans le but de négocier une réduction des tarifs et éliminer les intermédiaires. A l’en croire, les intermédiaires entre producteurs indiens et acheteurs sénégalais qui rendent les coûts superflus à l’origine de la hausse seront exclus de la chaîne. Ainsi, il ressort de ces négociations que le prix d’achat du riz a été fixé à 380 dollars et à 480 dollars la tonne, soit 240 francs Cfa le kilo. « Nous avons informé les consommateurs qu'une baisse des prix était possible. Une proposition de 350 francs Cfa le kilo a été faite, ce qui représente une réduction de 60 francs par rapport à la première baisse du mois de mai. Le Conseil national de la Consommation a proposé ce tarif, soit 100 francs de moins que le prix initial de 450 francs sous l'ancien régime, soit une baisse de 22,5%. Le sac de riz qui coûtait 22.000 francs Cfa passera ainsi à 17.000 francs Cfa soit une baisse de 5000 francs », a indiqué Serigne Guèye Diop. Poursuivant, il révèle que l’application de ces nouveaux tarifs du riz sera effective dès le début du mois d’avril. S’agissant des moyens de contrôle qui seront déployés, le ministre rappelle que le gouvernement n’est pas seulement en train de baisser les prix, mais de renforcer le contrôle avec le recrutement de 1000 volontaires pour vérifier l’affichage des prix et les tarifs. En plus des volontaires, il y aura aussi, dit-il, les « bajénu gox » et les associations de consommateurs pour exercer le contrôle citoyen. Mieux, une application dénommée « Yolel » sera lancée et permettra, dit-il, à tout monde de pouvoir dénoncer les augmentations et de signaler les irrégularités au ministère. Toujours dans cette dynamique de contrôle des prix, le ministre annonce la création de 11 nouveaux services de contrôle économique en plus des 33 services existants pour mailler les 46 départements. Cela va permettre, dit-il, de renforcer le contrôle .
M. CISS
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