Ce qui devait être une simple conférence de presse pour dévoiler la liste de l’équipe nationale s’est transformé en véritable show improvisé, plus proche d’un événement commercial que d’un rendez-vous institutionnel sérieux.
La conférence de presse de Pape Thiaw, prévue pour être un moment de communication officielle, s’est transformée en véritable chaos logistique. Organisée dans un espace incapable d’accueillir tous les journalistes sportifs, l’événement a obligé une partie d’entre eux à se déplacer massivement jusqu’au siège d’un partenaire de la Fédération, révélant un manque évident de préparation.
Dès l’accueil, le ton était donné : le lieu choisi, un espace Android, était manifestement sous-dimensionné pour recevoir la presse sportive. Résultat : des journalistes entassés, un public frustré et un transfert massif vers le siège d’un partenaire, révélant un manque flagrant d’anticipation et d’organisation.
Le retard de 30 minutes n’a fait qu’amplifier ce sentiment d’improvisation. Dans un contexte professionnel, chaque minute compte. Là, le timing n’était visiblement qu’un détail.
La tribune en mode vitrine
Sur scène, ce n’était pas le staff technique qui retenait l’attention, mais le président de la Fédération et son administration, accompagnés du comité exécutif et d’un partenaire. Une mise en avant qui ressemblait davantage à un défilé institutionnel qu’à un moment dédié à l’équipe nationale et à son futur.
Le staff technique absent, l’expertise oubliée
Autre constat inquiétant : le staff technique, habituellement présent pour encadrer ce type d’annonce, était largement absent. Ni Tony Sylva, ni Cheikh Seck n’étaient là pour apporter leur regard professionnel. Le coach, seul sur la scène, s’est retrouvé sans soutien direct, laissant planer une impression de conférence incomplète.
Une innovation digitale qui sauve l’honneur
Seule l’initiative de projection numérique, retraçant les réflexions et choix du coach, a apporté un vrai souffle d’innovation. Mais même cette créativité n’a pas suffi à masquer le manque de rigueur organisationnelle et le côté plus “spectacle” que “communication sportive”.
En résumé, cette conférence laisse un goût amer : un événement mal préparé, davantage tourné vers l’affichage que vers le sport, où l’institutionnel a pris le pas sur l’essentiel : l’équipe nationale et son message.













