Le face-à-face entre Nabou Lèye et le juge d’instruction a bien eu lieu vendredi. Lors de cette audition, le magistrat instructeur a longuement insisté sur l’emploi du temps de la danseuse au cours de la journée correspondant au meurtre de Aziz Dabala et Waly Gano. Sans tergiverser, Nabou Lèye a donné un programme détaillé de cette journée, avec les appels téléphoniques qu’elle a eu à faire. La danseuse a persisté dans ses dénégations pour convaincre de son innocence. Elle est confortée par son téléphone mais aussi par les tests Adn demandés par le juge d’instruction qui prouvent qu’il y avait quatre personnes sur lieux du crime et Nabou Lèye n’en faisait pas partie.
Marième Lèye a fait face vendredi au juge d’instruction du Tribunal de Pikine. Réentendue dans cette affaire qui n’a pas encore été élucidée, la danseuse a persisté dans ses dénégations. Durant cette audition, les questions du magistrat instructeur ont principalement porté sur l’agenda de Nabou Lèye le soir du meurtre d’Aziz Dabala et Waly Gano. Faut-il le souligner, interrogé à nouveau, Mamadou Lamine Diao, considéré comme le présumé auteur principal du double meurtre, était revenu sur ses déclarations, en soutenant que Nabou Lèye est la commanditaire du meurtre et qu’elle a même porté des coups aux victimes. Ce que la danseuse a réfuté lors de leur confrontation. Vendredi, elle a persisté dans ses dénégations, soutenant qu’elle n’est jamais sortie de son domicile, ce soir-là et que la géolocalisation de son téléphone l’a prouvé. Elle a insisté en jurant n’avoir rien à voir avec le meurtre de Waly Gano et Aziz Dabala.
Le téléphone la blanchit
Pour prouver ses déclarations elle a proposé que son téléphone portable soit exploité. En fait, le même téléphone était déjà mis à la disposition des enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic), mais il n’y a rien qui en est sorti et qui l’accable dans cette affaire. Il est ressorti, de l’exploitation du téléphone qu’elle était en communication avec une de ses amies et la communication a duré. Nabou Lèye, pour participer à la manifestation de la vérité, a bien voulu donner l’identité de cette amie.
Les tests Adn révèlent la présence de 4 personnes sur les lieux
Par ailleurs, le juge avait fait une délégation judiciaire, pour des tests ADN, et les résultats ont prouvé la présence de quatre personnes sur les lieux : les deux victimes, le présumé auteur principal et une quatrième personne non identifiée. Mais ce qui est sûr c’est qu’il ne s’agit pas de Nabou Lèye. Ces résultats scientifiques profitent à la danseuse qui espère que le magistrat instructeur en tiendra compte pour avoir foi en ses dénégations. La balle est dans le camp du juge d’instruction.
Alassane DRAME













