Solide malgré une alerte initiale, le Sénégal a assumé son statut face au Soudan en huitièmes de finale de la Can 2025. Pour le journaliste sénégalais, Aboubacry Ba, cette victoire n’est ni un exploit ni une surprise, mais la confirmation d’une évidence : les Lions ont l’expérience, le caractère et l’obligation d’aller au bout du tournoi.
Face au Soudan, le Sénégal a tenu son rang. Favoris déclarés de la Can 2025, les Lions ont répondu présent malgré une entame piégeuse. Pour Aboubacry Ba, journaliste sénégalais, ce succès confirme une certitude : le Sénégal a tout pour aller au bout et doit assumer son costume jusqu’au bout.
« J'ai presque envie de dire victoire logique du Sénégal. C'est un autre résultat qui aurait surpris. Le Sénégal a fait honneur à son standing, a fait honneur à son rang de favori. »
Pour Aboubacry Ba, le décor est clair. Le Sénégal ne s’est pas contenté de gagner, il a confirmé ce qu’il est : le grand favori de cette Coupe d’Afrique des nations. « Parce que n'oublions pas encore une fois qu'on est grandissime favori de cette Can Quoi qu'on puisse dire, le Sénégal a aujourd'hui les moyens de remporter la Coupe d'Afrique des nations. L'expérience, les joueurs, le vécu, etc. »
Le match, pourtant, n’a pas débuté de la manière la plus simple. « Qu'on arrive en huitième de finale, que ça démarre un peu difficilement, c’est normal. Parce que le Soudan a eu une action favorable avec un joueur exceptionnel. On le connaissait. Ça frappe de sa patte gauche. Il a fait mouche. »
Mais c’est justement dans l’adversité que les Lions ont rappelé leur dimension. « Mais le Sénégal, à partir de ce moment, a rappelé tout le monde que c'est une grande équipe qui sait réagir, qui ne panique pas. »
Une force mentale déjà vue dans ce tournoi. « Ils l'ont démontré à plusieurs reprises. On l'a démontré dans des situations autrement plus difficiles. La RDC a deux reprises. »
Aboubacry Ba insiste : cette capacité à revenir fait partie de l’ADN de cette équipe. « Parce qu'on n'oublie pas que la RDC sur cette Can également a mené au score. Cette capacité de réaction du Sénégal, ça fait partie de ces ingrédients qui nous permettent d'aller le plus loin. Et le plus loin pour nous, c'est de remporter la Can ».
Concernant la suite, aucun calcul. « On n'a pas le choix concernant les futurs adversaires du Sénégal. Malheureusement ou heureusement, on n'a pas le choix », dit-il
Le message est limpide : pour gagner, il faut battre tout le monde. « Si tu veux gagner la Can, tu dois être préparé à rencontrer tout le monde. Qu'on rencontre le Mali ou la Tunisie en quart, en demi, qu'on rencontre le Maroc en finale ou ailleurs, on est préparé. »
Une préparation globale, quel que soit le profil de l’adversaire. « On doit être préparé et je suis presque sûr qu'on est préparé à rencontrer toutes sortes d'adversités. Ça peut être une équipe qui joue bloc bas, une équipe qui se projette, une équipe qui va posséder le ballon. On est normalement préparé à faire face à toutes sortes d'adversités. On n'a pas le choix. »
La conclusion sonne comme un rappel à l’ordre et une profession de foi. « On n'a pas le choix, on a un seul devoir aujourd'hui, c'est de faire honneur à notre rang de grand favori. J'insiste là-dessus, le Sénégal est cette équipe-là qui a les moyens de remporter cette Coupe d'Afrique des nations. »












