Un drame d’une horreur absolue secoue la cité religieuse de Tivaouane. La jeune Ndèye Bigué Sène, lycéenne, a été froidement exécutée lors d'un sacrifice rituel. Prise au piège par un charlatan nommé B. Ndiaye, la victime a été droguée, poignardée à coups de « naw-naw », vidée de son sang puis étranglée. Le suspect est passée aux aveux face aux enquêteurs du commissariat urbain. Révélations sur un crime odieux dicté par une quête folle de richesse.
La cité religieuse de Tivaouane est plongée dans la stupeur et la consternation. La jeune Ndèye Bigué Sène, lycéenne et candidate malheureuse au baccalauréat, a été victime d'un crime d'une barbarie inouïe. Son corps sans vie, gisant sur le dos au milieu de la brousse du quartier Seico, a été découvert ce samedi 22 août vers 14 heures par les limiers du commissariat urbain. Portant d'effroyables traces de violence, la dépouille de la jeune fille a immédiatement mis en alerte les hommes du commissaire principal Cheikh Ndiaye.
Un piège nocturne aux motivations mystiques
Tout a basculé dans la nuit du vendredi au samedi, vers 20 heures, lorsque Ndèye Bigué Sène a quitté le domicile familial pour se rendre à un rendez-vous nocturne. Son interlocuteur n'était autre que B. Ndiaye, un ancien pêcheur marié et reconverti en charlatan dans la capitale de la Tidjanya. La lycéenne l'avait consulté pour réussir son examen, mais malgré ses prières, elle avait échoué. Pourtant, le praticien et sa cliente avaient gardé le contact. Intriguée par le silence de la victime, sa mère a révélé aux enquêteurs avoir reçu le samedi même un appel de ce soi-disant marabout qui demandait étrangement des nouvelles de sa fille.
Des dénégations aux aveux glaçants de l'assassin
Cueilli par la police, B. Ndiaye a d'abord tenté de brouiller les pistes en affirmant n'avoir eu qu'un échange téléphonique avec la victime la veille au soir. Un mensonge rapidement balayé par l'expertise de son téléphone, qui ne révélait aucune trace d'un tel appel. Pris en tenaille par des preuves accablantes, le suspect a fini par craquer lors de son second interrogatoire, livrant le récit terrifiant de ce qui s'est réellement passé cette nuit-là.
Le charlatan a confessé avoir agi sous l'emprise mystique d'un autre marabout croisé fortuitement dans un transport interurbain. Ce dernier lui avait promis la richesse et un avenir radieux s'il exécutait ses rituels sanglants. Pour ce faire, le mystérieux guide lui avait remis une corne enroulée de tissu rouge et deux bouteilles, dont l'une contenait un mystérieux liquide.
Un sacrifice rituel suivi d'un acharnement odieux
Suivant scrupuleusement le protocole diabolique, B. Ndiaye devait trouver une jeune fille vierge. Après avoir administré la substance à la victime pour la rendre totalement vulnérable et sans défense, il est passé à l'acte avec une froideur inouïe. À l'aide d'un « naw-naw », un poignard redoutable, il a asséné cinq coups d'une violence extrême à la lycéenne : deux sous le sein gauche, deux dans le dos et un au niveau du cou.
Poursuivant son rituel macabre, il a recueilli le sang de sa victime agonisante dans la seconde bouteille avant de l'achever par strangulation. Le meurtrier est ensuite resté plus d'une heure auprès du cadavre avant d'abandonner le corps et de jeter le téléphone portable de la défunte près des rails pour effacer ses traces. Actuellement placé en garde à vue au commissariat urbain de Tivaouane, B. Ndiaye attend de répondre de ce meurtre avec préméditation qui continue de soulever une vague d'indignation à Tivaouane, à 24 heures du Gamou.
Samba THIAM













