Les choses semblent aller de mal en pis pour le leader de Pastef. Après son emprisonnement pour un paquet de charges dont : appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État, complot contre l’autorité de l’État etc., Ousmane Sonko vient de subir les conséquences de son procès contre Adji Sarr. Le leader de Pastef qui a été jugé par contumace et condamné à deux ans de prison ferme, est retiré des listes électorales. C’est à travers un courrier daté de mardi dernier, 219 septembre 2023, que l’huissier a dû se résoudre à déposer à la sous-préfecture de Dakar, après plusieurs tentatives de dépôt chez Sonko et à la prison, que l’administration le lui a notifié.
C’est peut-être le moment pour les partisans de Ousmane Sonko de se chercher un plan B, s’ils veulent vraiment participer à la présidentielle de février 2024. Son emprisonnement encore moins la dissolution du parti Pastef n’ont eu le pouvoir de leur faire changer de cap. Ils ont continué à clamer haut et fort qu’il reste leur seul et unique candidat pour l’élection présidentielle. Malheureusement pour eux, le leader de l’ex-parti Pastef n’est plus éligible. «Par la présente, l'Administration vous informe, monsieur Ousmane Sonko, né le 15/07/1974 à Thiès, de votre retrait des listes électorales, suite à votre condamnation par contumace par la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar à deux (02) ans de prison ferme», lit-on sur l’acte de notification de son retrait des listes électorales.
Alors qu’il a été arrêté et acheminé en prison le 28 juillet 2023, sur ordre du procureur pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État, complot contre l’autorité de l’État, entre autres charges, la peine de son procès contre Adji Sarr vient ainsi s’abattre tel un couperet sur le leader de l’ex parti Pastef et ses partisans.
Le parcours du combattant de l’huissier
L’huissier chargé de remettre la lettre au requis a fait un véritable parcours de combattant avant de trouver un récepteur pour la lettre de notification. En effet, Maitre Adama Dia n’a pas pu mettre la main sur Ousmane Sonko interné actuellement à l’hôpital Principal pour des soins suite à sa grève de la faim ; et personne a son domicile n’a voulu prendre la lettre. Il s’est rendu en premier lieu à la cité Keur Gorgui, au domicile de Ousmane Sonko, mais selon nos informations, le gardien trouvé sur les lieux l’a renvoyé au Pavillon spécial de l’hôpital Principal. Ce, sur instruction du chef de protocole, l’ancien employé de la société Dakar Dem Dikk, Djiby Guèye Ndiaye.
L’huissier de justice quitte alors la Cité Keur Gorgui pour se rendre à l’hôpital Principal. Mais là aussi, il est éconduit. En effet, selon nos informations, le lieutenant de garde pénitentiaire qu’il a trouvé sur les lieux lui a refusé l’accès à Ousmane Sonko. La raison : l’huissier de justice ne disposait d’aucune autorisation du greffe de la prison de Sebikotane pour lui permettre d’entrer dans la salle où le maire de Ziguinchor est interné.
De guerre lasse, Maitre Adama Dia, révèlent nos sources, retourne au domicile de Ousmane Sonko à la cité Keur Gorgui. Cette fois-ci, il trouve le chef du protocole en personne. Djiby Guèye Ndiaye, informent nos sources, joint au téléphone l’avocat qui coordonne le pool de défenseurs du leader de l’ex-Pastef. Après avoir raccroché, il lui indique que Me Bamba Cissé lui a demandé d’aller lui déposer l’acte le lendemain à 13 heures. Mais pour des raisons que nos sources ne dévoilent pas, n’ayant pu remettre l’acte, Maitre Adama Dia l’a déposé à la sous-préfecture de Dakar-Plateau».
Désormais, c’est entre la sous-préfecture de Dakar-Plateau dirigée par Djiby Diallo et Ousmane Sonko.
Ndeye Khady DIOUF











