Le report de son combat contre Ama Baldé a fait couler beaucoup d'encre et de salive et chaque amateur avait aussi son mot à dire. Pour certains, Modou Lô n'était pas prêt pour faire face à son adversaire Ama Baldé qui était en France pour se muscler et bosser sérieusement. Mais, le roi des arènes Modou Lô a rejeté ces hypothèses et jure que ce qu'il a subi durant la préparation, Ama Baldé n'a même pas fait la moitié. C’est dans un live sur Instagram qu’il a apporté des précisions sur son indisponibilité.
«Je ne suis pas dans des deals avec Luc Nicolaï»
«Je n’ai rien à cacher de ma relation amicale avec Luc Nicolaï. C’est mon ami, je l’assume. Mais il faut savoir qu’on n’est pas lié par n’importe quoi. Sur le plan professionnel, s'il doit organiser mon combat, on discute clairement des clauses et du cachet. C’est la lutte qui a ficelé notre amitié et notre complicité mais ça ne déteint pas sur l’aspect professionnel. Ce que je refuse aux autres promoteurs, je le refuse aussi à Luc Nicolaï. Je ne suis pas dans des deals avec Luc Nicolaï. C’est mon choix de ne pas prendre plusieurs avances comme le font les autres. Je ne veux pas avoir à devoir ou à être contraint par un contrat. C’est vrai qu’il y a beaucoup de promoteurs qui voulaient me donner des avances, mais je n’ai pas voulu me lier avec ces contrats. Je veux toujours être quitte avec ma conscience. Je vais d’abord m’acquitter de ce contrat avant de m’aventurer dans un autre. Ce serait une perte pour moi de faire un deal avec le promoteur parce que je n’ai pas reçu de supplément, même avec les reports.»
«La lutte n’est pas un jeu surtout que le camp de mon adversaire parle trop. Ca râle tout le temps»
«En fait, bien avant l’opération, j’ai posé la question aux médecins de savoir combien de temps je vais rester inapte. Ils m’ont clairement répondu que je ne devais pas me préoccuper de ça. Ma priorité devait être l’opération et la rééducation après. La lutte n’est pas un jeu surtout que le camp de mon adversaire parle trop. Ça râle tout le temps. Donc je ne viendrais pas avec des pépins physiques. Je ne suis pas du genre à dire après un combat que j’avais une blessure ou autres arguments pouvant justifier une défaite. Je profite de l’occasion pour remercier Pape Alioune Ndiaye, international de football qui a pris en charge toute l’opération.»
«Je peux jurer que Ama Baldé n’a pas fait la moitié de ce que j’ai fait pour préparer ce combat»
«Je préfère me soigner correctement avant de revenir. J’envisage même de voyager pour continuer ma rééducation. Je ne sais pas combien de mois je vais rester avant de revenir. Je peux jurer que Ama Baldé n’a pas fait la moitié de ce que j’ai fait pour préparer ce combat. Je ne suis pas comme eux qui passent leur temps à bavarder. Au lieu de ça, je préfère passer mon temps à travailler. Tout ce qu‘ils ont dit est une source de motivation pour moi. Je précise qu’on ne cherche pas à duper qui que ce soit. Si je pouvais être au top demain je le ferais. La lutte est mon gagne-pain donc je ne badine pas avec.»
«C’était ma décision de prendre les Ama et consorts...»
«Je ne suis pas une ancienne gloire. (rire). Je n’ai pas 40 ans, encore moins 45 ans. Je suis certes un peu plus ancien qu’eux dans l'arène, mais je ne suis pas plus âgé qu’eux. Personne ne m’a forcé à prendre Ama comme adversaire. C’était ma décision de prendre les Ama et consorts après avoir pris la couronne de roi des arènes et leur montrer qu’on est de la même génération. Il n’y a pas d’ancienneté qui tienne ici. C’est moi qui ai voulu ce combat, que ça soit clair.»
«Je travaille toujours en fonction des combats et de l’adversaire»
«Avant chacun de mes combats, depuis 2006, les gens disent souvent que mon adversaire va me tuer. Je n’ai jamais eu peur de mes adversaires. Je travaille toujours en fonction des combats et de l’adversaire. Si aujourd’hui, je dois avoir peur d’un adversaire, mieux vaut que je dénoue mon ngimb et que j’aille voir ailleurs. Ce que je crois au plus profond de moi, c’est que dès que l’arbitre sifflera, que ce soit rapide ou lent, je vais le terrasser. Ça, personne ne peut l’enlever de ma tête parce que je suis dans ce que je suis, dans mon élément.»
«Techniquement, je suis plus fort que lui. Dans la bagarre aussi…»
«Je pense que s’il y a quelqu’un qui doit subir ce combat, ce sera bien Ama Baldé mais pas moi. Techniquement, je suis plus fort que lui. Je suis encore plus fort que lui quand il s’agit de bagarre. En plus, il n’y a même pas à discuter, je suis plus courageux que lui. Je ne suis pas habitué à parler, c’est pour ça que les gens ignorent beaucoup de choses de moi. Ama n’est pas un adversaire difficile à préparer. Cependant, il faut savoir qu’il y a des objectifs. Et on fera le maximum pour atteindre nos objectifs.»
«Je préfère voir Ama Baldé sous une grande forme pour ce combat»
«J’ai toujours eu des combats difficiles dans ma carrière. Je préfère voir Ama Baldé sous une grande forme pour ce combat. Je n’ai pas envie de lutter avec un fainéant. La gloire, c’est de terrasser un adversaire qui est à une forme physique étincelante. C’est ce que j’aime. Je vois qu’il fait un travail exceptionnel.»
«Je ne suis pas atteint mystiquement»
«Je n’ai jamais pensé que ma blessure était due au mystique. Je ne suis pas atteint mystiquement. Le sport et la blessure vont ensemble. Je n’ai aucun problème psychologique par rapport à ces allégations faisant état que je me suis blessé parce que j’ai été atteint mystiquement. Je continue mes entrainements et je n'arrêterai pas.»
«La décision de mettre fin à ma carrière, c’est moi qui la prendrai au moment voulu»
«Chacun a son opinion. Tout le monde peut dire ce qu’il pense. Quand j’ai décidé de rejoindre la lutte, personne ne m’y a poussé donc si je dois aussi me retirer de l'arène personne ne prendra la décision à ma place. La décision de mettre fin à ma carrière, c’est moi qui la prendrai au moment voulu. Chaque chose en son temps. Tous ceux qui parlent ne font que prêcher le faux pour avoir le vrai.»













