Parmi les panélistes, le Directeur technique national a donné les raisons de échecs du Sénégal.Mayacine Mar a défendu ses pairs entraîneurs. Il est aussi revenu sur la probable absence de certains cadres de l’équipe nationale pour la prochaine Can.
«De 2000 en 2021, on a eu 9 entraineurs sur le banc en 10 Can. Ce n’est pas possible»
«Le Sénégal a envie de gagner une Coupe d’Afrique. Je pense surtout que c’est avec le fonctionnement de la fédération que les gens sont rassurés et pensent que ce n’est pas impossible. Les gens se posent la question de savoir comment on doit faire pour gagner cette Coupe d’Afrique. Je pense qu’il n’y a pas dix mille solutions. Le plus important, ce sont les joueurs. Est-ce qu’on a de bons joueurs, de bons dirigeants techniques et administratifs ? Oui ! Est-ce qu’ils ont le temps de bien se préparer ? Oui ! Parce qu’en fait, il y a des choses à reconsidérer dans ce que nous faisions. La première, c’est qu’il faut éviter la précarité des entraineurs sur le banc. De 2000 à 2021, on a eu 9 entraineurs sur le banc en 10 Can. Ce qui veut dire un entraineur par Can. Ce n’est pas possible. Ce ne sont pas des sorciers. Les Etats aujourd’hui surfent sur 5 ans de mandat, les fédérations sur 4 ans, un entraineur doit avoir un minimum de cycle de 3 ou 4 à lui donner au moins, apprendre de ses erreurs et ensuite travailler, consolider et confirmer. Mais à peine nommé, quand ça ne marche pas à la Can, il quitte et on amène un autre. Après maintenant les conséquences, ce sont des bouleversements incessants d‘effectifs. On finit par perdre le repères.»
«Une équipe, il faut la bâtir dans la durée. Ce que nous sommes en train de faire depuis 2015 porte ses fruits»
«La deuxième chose, il faut que les gens travaillent dans un axe qui va dans la construction d’une équipe. Une équipe, il faut la bâtir dans la durée. Ce que nous sommes en train de faire depuis 2015 porte ses fruits. Aujourd’hui, nous avons créé une visibilité pour nos jeunes en participant dans toutes les compétitions continentales et mondiales. Ils font de bons résultats. Ils ont la chance d’être recrutés par de grands clubs qui vont les aguerrir. Ce sont ces mêmes jeunes qui reviennent dans nos équipes nationales pour renforcer. C’est important. En plus maintenant de s’ouvrir aux binationaux. Les postes pour lesquels nous n’avons pas de jeunes, il faut aller chercher ces capacités. Tout ça ne peut pas se faire en un an, deux, ou trois ans. Une équipe, on la bâtit sur un certain nombre d’années. J’ai montré une courbe de croissance et c’est la réalité. Nous progressons depuis 2012. Nous avons également un ministère et une fédération stable qui travaillent dans une bonne collaboration.»
«Que ceux qui sont blessés ne soient pas finalement présents ne remet pas en cause nos ambitions»
«Concernant la blessure de certains cadres de l’équipe nationale, oui, on est inquiet. On souhaiterait qu’ils soient là. Que ceux qui sont blessés ne soient pas finalement présents ne remet pas en cause nos ambitions. Il y a des gens peut-être qu’on ne peut pas remplacer. On aurait souhaité avoir tout le monde, ne pas avoir de blessé du tout, mais c’est la marche des choses. Je pense qu’il faudra faire avec et ne pas s’éterniser sur ce sujet-là. Il faut faire avec ceux qui seront présents. Le Sénégal regorge de talents, même si tout le monde n’est pas de la trempe de certains. On trouvera toujours un palliatif. Aujourd’hui, on a une grande relève. Certains sont déjà là et les autres attendent.On a un entraineur qui commence à avoir de l’expérience pour la Can.»













