La Fédération des associations des parents d’élèves de l’enseignement privé du Sénégal (Fapeps) a fait son analyse par rapport à la perturbation de l’école depuis le début de l’année. La fédération recommande aux acteurs de se parler pour sauver l’école.
La situation de l’année scolaire avec les perturbations interminables causées par les grèves répétitives des enseignants indispose tous les acteurs de l’éducation. Face à la presse, hier, la Fédération des associations des parents d’élèves de l’enseignement privé du Sénégal (Fapeps) a formulé quelques recommandations en direction des acteurs impliqués dans cette crise. Il s’agit de «trouver une solution urgente aux problèmes posés par les élèves, car la place de nos enfants n’est point la rue, mais les salles de classe», a fait savoir Abdoulaye Bâ, porte-parole du jour. Mais aussi, «de trouver des réponses urgentes aux revendications posées par les enseignants en respectant les accords/conventions signés au préalable ; de s’asseoir à la table de négociation avec les parties prenantes pour sortir l’éducation de notre pays de la crise qu’elle subit ; d’assurer la sécurité de nos établissements pour la continuité des enseignements et apprentissages».
Pour le vice-président du privé laïc, il faudrait que les acteurs se parlent.
S’ils font cette demande, c’est à la suite de certains constats. «Nous, parents d’élèves du privé laïc, de l’enseignement catholique et du franco-arabe, constatons que les élèves du public, inquiets de leur avenir se retrouvent dans la rue pour poser des revendications ; que la situation malheureuse que vivent les élèves du secteur public reste tributaire de celle des enseignants ; que la situation des élèves du public, abandonnés à leur sort dans la rue, occasionne des réactions de révolte qui entrainent des attaques des biens des établissements scolaires du privé (élèves délogés sur l’ensemble du territoire souvent avec violence occasionnant des blessés, bus caillassés, portes d’établissement défoncées... ; que la situation des élèves impacte sur celle de leurs camarades du privé, car l’enseignement qu’il soit public ou privé reste un et indivisible dans notre pays», a laissé entendre hier le porte-parole de l’association au cours d’un point de presse.
Baye Modou SARR












