C’est parti pour l’étape 2 du Fiba Africa Regional Youth Camp, qui a débuté ce mardi à Saly (Mbour 18-20 octobre 2022). Ce camp régional, initié par Fiba Afrique et la NBA, regroupe 45 jeunes basketteuses issues de différents pays, et 15 coachs. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de M. Lemou Benga (Fiba Afrique), M. Frank Traoré (NBA Africa) et bien entendu du président de la Fsbb, Me Babacar Ndiaye.
Le dernier trimestre de l'année s'annonce donc chargée pour le ballon orange sur le continent africain avec le programme des camps régionaux de jeunes de Fiba Afrique. Après Madagascar, il y a juste une semaine, le Sénégal est à l'honneur du 18 au 20 octobre 2022, avant le Maroc la semaine prochaine.
Fiba Africa Regional Youth Camp débarque à Saly (Mbour) pour la 2e étape de sa tournée africaine. Ce camp organisé par Fiba Afrique en partenariat avec la NBA, s'est ouvert, ce mardi, à la NBA Academy (Institut Diambars). Le FARYC a pour objectif principal d’aider les fédérations nationales à détecter les nouveaux talents et à construire des programmes de développement pour les joueurs et les coachs locaux. C'est ce qu'on appelle faire la promotion du basketball africain en commençant par la base.
Exceptionnellement, l'édition du Sénégal est exclusivement féminine. L'objectif pour les encadreurs est le développement du basket. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils ont offert une opportunité aux jeunes filles, pour aller au plus haut sommet. Du coup, les jeunes femmes (coachs et joueuses) sont encadrées dans le but de les encourager à jouer et de leur donner confiance en leur capacité à exceller comme leurs homologues masculins.
Ce camp regroupe 45 participantes issues de 15 pays et 15 coachs. Il s’agit de jeunes basketteuses issues de toutes les fédérations et les meilleurs des précédents Fiba Africa National Youth Camp (Guinée, Maurice, Tchad, Ouganda, Mozambique, Algérie, Tunisie, Burkina Faso, Gabon et Benin).
Me Babacar Ndiaye annonce des projets communs entre la NBA Africa et la Fédération
Le président de la Fédération sénégalaise de basket-ball, Me Babacar Ndiaye, présent à la cérémonie d’ouverture de ce camp de basket, ce mardi, à Saly, a annoncé des projets communs entre la NBA Africa et l'instance qu'il dirige.
« C'est la deuxième fois de suite que le Sénégal est choisi par la Fiba. Cela prouve que la Fiba accorde de l'importance au Sénégal. C'est un camp qui regroupe une vingtaine de nationalités. Il faut retenir que c'est un camp qui regroupe les filles au moment où le Sénégal a besoin de relève dans le domaine du basket féminin », a déclaré le patron du basket sénégalais. « Il faut également retenir la collaboration entre la Fiba et la NBA. Elle doit être suivie par les fédérations. Je constate que la NBA Africa est là depuis des années, mais il n'y a pas de collaboration entre elle et la Fédération. Et pour l'année prochaine, il y a des projets communs entre les deux structures », a-t-il fait savoir. « C'est pour le développement du basket sénégalais », a précisé Me Babacar Ndiaye.
Me Ndiaye a aussi affiché son souhait de voir « les jeunes Sénégalaises se retrouver dans les équipes nationales. Il faut faire en sorte que les équipes aient des petites catégories, c'est une exigence. Avec les filles, ça va être la priorité de la fédération. »
Franck Traoré, représentant NBA : « mettre les ressources pour continuer à développer le sport féminin sur le continent »
Venue présider le camp FIBA Africa Regional Youth Camp à Saly, L’ancien basketteur burkinabé pense que la relève est assurée en Afrique. Mais pour lui, il y'a autant d’avenir chez les filles que chez les garçons.
« C'est un camp très important. Quand on parle de développement, la plupart du temps, il y a beaucoup de projets pour les jeunes garçons mais pas assez pour les jeunes filles en Afrique. C'est très important de créer des programmes spécifiques pour les jeunes filles de l'Afrique pour qu'elles aussi puissent avoir l'opportunité de continuer à se développer et jouer au haut niveau », déclarait-il avant de rajouter : « le niveau est vraiment acceptable. Je suis vraiment fier des filles que nous voyons ici. Elles ont même plus d'énergie que les garçons. Vraiment, on souhaite que le travail continue, que les fédérations en Afrique et les gouvernements puissent mettre les ressources pour continuer à développer le sport féminin sur le continent ».
Techniquement, selon lui, il y a encore du travail à faire pour développer certains sens chez ces jeunes basketteuses. « Nous avons remarqué que quand on parle d'atout physique, les Africains sont vraiment athlétiques. On peut compétir avec le reste du monde. Le problème que nous avons observé en Afrique, c'est surtout l'aspect technique sur le tir. C'est surtout dû à un manque de ressources, je parle d'infrastructures. Il faut avoir les terrains de basket et la lumière. Nous travaillons sérieusement sur ça et y mettrons l'accent. On a même des coachs des États-Unis et de l'Europe pour qu'ils puissent travailler avec nous pour créer des programmes pour des coachs locaux aussi », martèle-t-il.













