
Lors de sa plaidoirie, Me Barro a mis en avant l’absence des éléments constitutifs du délit, estimant que les faits reprochés à son client ne relevaient pas de cette infraction. Il a rappelé que, dans le cadre du droit pénal, la certitude est primordiale et que les déclarations d’Adama Fall, formulées au conditionnel, ne pouvaient en aucun cas constituer une faute pénale. « Il a utilisé le conditionnel. Il n’a donc pas été affirmatif, or le droit repose sur la certitude, » explique l’avocat.
« Depuis 2005, je n’ai jamais eu à plaider ce type de délit. Dans ce dossier, on a poursuivi une personne sans élément de preuve tangible », a-t-il ajouté. Selon lui, la diffusion de fausses nouvelles est un délit particulier, qui relève du droit martial lorsque des citoyens se rebellent ou troublent l’ordre public. Or, en l’espèce, rien ne justifiait les poursuites engagées.
Le tribunal, après avoir examiné l’affaire avec rigueur, a rendu une décision en faveur de l’accusé. Me Barro a salué une issue conforme au droit, mettant en avant la responsabilité du juge devant l’histoire et l’opinion nationale et internationale.
« Le tribunal, dans sa sagesse, son expérience et sa rigueur, a pris ses responsabilités devant l’histoire ainsi que l’opinion nationale et internationale en relaxant Adama Fall à l’issue de cette audience », s’est réjoui l’avocat.