Va-t-on aller dans le fond, dans l’affaire Doro Gaye ? Pour les avocats du colonel Cheikh Sarr, il n’y a pas lieu de poursuivre, simplement parce qu’il y a un vice de procédure. La défense du colonel estime qu’il y a des préalables exigés par la loi et qui n’ont pas été respectés par le juge d’instruction. Une requête a ainsi été déposée devant la Chambre d’accusation pour demander l’annulation de la procédure. Hier, la juridiction de recours du second degré a statué sur la demande. Délibéré la semaine prochaine.
Surement, le colonel Cheikh Sarr, tout comme Doro Gaye, croisent les doigts et attendent avec impatience, mardi prochain, pour savoir ce qu’il en est de cette procédure judiciaire qui, certainement, les empêchent de dormir du sommeil du juste. Pour cause, le colonel de la gendarmerie et ancien patron de la Section de Recherches, a introduit, via ses avocats, une requête aux fins d’annulation de la procédure, devant la Chambre d’accusation. Hier, ladite juridiction a statué sur le recours. Toutefois, le délibéré n’a pas été rendu ; la Chambre se prononcera le mardi prochain. Dans leur requête les conseils du colonel ont évoqué un vice de procédure. A en croire les avocats, le juge d’instruction a violé les textes, parce qu’il y a des préalables exigés par la loi et que le magistrat instructeur n’a pas respecté. Ce n’est pas tout, car les robes noires ont également souligné que le colonel a déjà été entendu dans la procédure, mais en qualité de témoin et que depuis le début de l’affaire, il n’a jamais été cité par la partie civile. Ils demandent ainsi à la Chambre d’annulation la procédure pour nullité de forme. Après que les parties ont fini de développer leurs arguments, la juridiction de recours les a renvoyées à la semaine prochaine pour le délibéré. Pour ce qui le concerne, le représentant du Parquet général s’est farouchement opposé, considérant qu’il n’y a aucun vice. Si la Chambre suit les avocats et annule, cela va conduire à l’anéantissement de tous les actes d’instruction, au grand bonheur de Cheikh Sarr, mais également de Doro Gaye.
Rappelons que cette procédure a été enclenchée par Zakiroulahi Sow qui a déposé une plainte contre Doro Gaye qui avait promis, selon lui, de lui vendre un terrain sis sur le site de l’aéroport Léopold Senghor. L’homme d’affaires qui n’a pas respecté ses engagements après remise, lui doit 1,2 milliard de nos francs. Inculpé, Doro Gaye a bénéficié d’un contrôle judiciaire à la suite d’un protocole d’accord. C’est plus tard que le Colonel a été convoqué et inculpé. Il est soupçonné d’avoir empoché 400 millions de francs indûment. Des accusations qu’il a dégagées en touche.
Alassane DRAME