Pierre Goudiaby Atepa : "Nous ne sommes ni avec le pouvoir, ni avec l'opposition"

Pierre Goudiaby Atepa est convaincu qu'une "Troisième voie" politique doit être dessinée pour le Sénégal. "Nous ne sommes ni avec le pouvoir, ni avec l'opposition", se démarque l'architecte, qui se réjouit du fait que "des hommes et femmes se sont engagés" avec lui pour "Un Sénégal nouveau".

Sur sa nouvelle orientation politique, Atepa a voulu être on ne peut plus clair. "Nous sommes pour le Sénégal. Au sein du pouvoir, ce ne sont pas tous des personnes pourries. Et, au sein de l'opposition aussi, ce ne sont pas tous des gens pourris", a-t-il dit

Prenant ses distances par rapport à l’establishment, l'ex-ministre conseiller de Abdoulaye Wade dégage une "troisième voie pour un Sénégal-Rék"...



Pierre Goudiaby Atépa attaque. « Le Sénégal, notre pays est, à la dérive. Quand nous étions jeunes, aucun d’entre nous ne pensait que nos enfants allaient prendre les pirogues. La politique était pratiquée par des hommes de vertu. Ils pensaient que c’était un sacerdoce. Mais aujourd’hui, on la pratique autrement et différemment», regrette l'architecte Pierre Goudiaby Atépa.

« Le Sénégal notre pays, est déchiré par des querelles crypto-personnelles. La politique de nos pères est remplacée par la politique de Gie. Les valeurs s’envolent et les mentalités avec. Un jour, un ami ma envoyé la liste des villes les plus sales au monde, Dakar est avant dernière. Nous sommes tous responsables. Il n'y a que de la saleté dans les trottoirs », relève-t-il.

L'architecte rassure toutefois, quant aux chantiers qui lui ont été confiés: «J’ai rassuré le président Macky Sall (en lui rappelant) que les projets qu’il m’a confiés ne vont pas souffrir de mon entrée en politique. Nous formerons cette chaîne de citoyens patriotes. Nous souhaitons être cette troisième voie. Nous ne sommes ni du pouvoir ni de l'opposition. Sénégal Rék », lance Atépa. Avant de prendre des engagements.

«Je renoncerai à mon salaire de président. Je n’ai pas besoin de l’argent du pétrole. Je ne prendrai pas un centime. Je ferai un mandat unique et jamais plus que ça. Je n’ai pas trouvé parmi les candidats quelqu’un qui a l’expérience internationale pour diriger ce pays. C’est pourquoi je me suis présenté.  Je ne sais pas combien de jours me restent pour vivre. C’est pourquoi je veux consacrer le restant de ma vie à mon pays », conclut-il.


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