Après avoir identifié 18 programmes d’investissement d’un coût de 400 milliards pour booster le développement de la région de Sédhiou, le chef de l’Etat - qui a désormais plus de temps après son mandat à la tête de l’Union africaine - a décidé de veiller à la coordination et à l’évaluation de ces projets avec son Premier ministre notamment, ceux confiés au Pudc, au Puma ainsi que de toutes les structures engagées de l’Etat.
Arrivé lundi à Sédhiou, le président de la République a présidé hier le conseil présidentiel pour le développement de ladite région en présence du Premier ministre, Amadou Ba et de son gouvernement, du gouverneur de la région, Pape Demba Diallo et des autorités administratives, religieuses et coutumières. Au cours de cette rencontre, les potentialités de cette région ont été évaluées en vue d’en faire, de l’avis du chef de l’Etat, un territoire de référence en matière d’émergence. A cet effet, le programme d’investissement régional 2023-2025 axé sur 18 points et qui sera validé, aujourd’hui, en conseil des ministres, sera doté d’une enveloppe de 400 milliards de francs Cfa, soit le double du projet antérieur de 2015, compte non tenu des investissements privés qui seront générés dans la région à la suite des investissements publics. « Ceci confirme la volonté et l’engagement du gouvernement à amplifier l’essor de la région de Sédhiou en un territoire vital pour notre pays. J’invite le Premier ministre et son gouvernement à veiller à la mise en œuvre en mode fast-track de ce nouveau programme et en assurer le suivi rapproché avec les ministres sectoriels, en relation avec les acteurs territoriaux », ordonne le chef de l’Etat. Mieux, le chef de l’Etat a décidé d’être plus regardant et de veiller de plus près à l’exécution des directives par les structures concernées. « Etant donné que j’ai terminé mon mandat à la tête de l’Union africaine (Ua), je vais personnellement consacrer beaucoup de temps, durant ces trois mois, à coordonner avec le Premier ministre et évaluer le travail du Pudc, du Puma, du 3Fpt, de la Der/Fj, du Promise, ainsi que d’autres structures impliquées dans ce programme. Toutes ces structures seront évaluées pour que le travail aille vite et dans les règles de l’art », fait remarquer Macky Sall. En outre, il est persuadé que Sédhiou n’est pas la région la plus pauvre du pays, eu égard à son potentiel. En effet, avec le désenclavement de la région, il ne reste plus qu’à accélérer la transformation des produits comme l’anacarde et l’acajou et d’injecter de l’argent dans les secteurs de l’élevage, de la transformation.
18 programmes d’investissement pour booster le développement de Sédhiou
Auparavant, le chef de l’Etat est revenu sur les 18 mesures arrêtées et dont l’exécution permettra à la région de Sédhiou de sortir du désenclavement, mais aussi et surtout d’amorcer son développement. Il s’agit, dit-il, du maillage sécuritaire et la modernisation des localités frontalières de la région ; de l’accélération du désenclavement intégral de la région avec notamment la réalisation de la boucle du Pakao qui sera lancée ce jeudi notamment Karantaba-Koulibantang-Saré Tané et de la boucle du Boudié Sud, mais également la programmation des ponts de Temento-Bambaly et Sefa-Pabandi, l’amélioration des conditions du transport fluvial (…) ; la relance des activités du Domaine agricole communautaire de Sefa, l’extension des aménagements agricoles à travers le nouveau programme de désenclavement économique de la Casamance, le renforcement des producteurs aussi bien en matériels agricoles qu’en matériels d’élevage, mais aussi en unités de stockage et de transformation (…) ; la promotion de la région de Sédhiou comme hub national en matière d’aquaculture et de pisciculture ; engager dans les meilleurs délais, la mise en œuvre d’un vaste programme de construction et de réhabilitation de bâtiments et édifices publics, notamment avec la sphère régionale qui va abriter la gouvernance, la préfecture, la sous-préfecture, ainsi que les services de l’Etat ; l’élaboration des plans directeurs d’urbanisme des communes ainsi que le développement de projets de cent mille logements dans la région avec l’implication de la Sn-Hlm et des sociétés immobilières privées ; accélérer l’électrification des localités de la région à travers le Pudc, le Puma, la Senelec et l’Aser et doter chaque commune de la région de 300 lampadaires solaires ; renforcer la couverture de la région en service de télécommunication (téléphone et internet) ; engager la réhabilitation aux normes de l’aérodrome de Sédhiou, mettre en place un réceptif aux normes dans la région de Sédhiou avec le soutien de l’Etat à travers le crédit hôtelier ; engager l’édification de l’Isep de Sédhiou, ainsi que la programmation de la construction de salles de classe des collèges et lycées dans une logique d’optimisation de la carte scolaire et dans le cadre de la résorption des abris provisoires, soutenir les daaras de la région ; édifier un centre de formation professionnel, notamment à Goudomp et Sédhiou et intensifier les formations du 3Fpt et les financements de la Der dans chacun des 3 départements, engager un recrutement spécial dans le cadre du programme Xëyu ndaw ni à raison de 100 personnes par département, en sus des 375 personnes enrôlées par Sonaged ; etc.
M. CISS
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INAUGURATION DU PONT DE MARSASSOUM
Macky Sall immortalise Famara Ibrahima Sagna et soulage la souffrance des populations du Pakao
En réceptionnant le pont dénommé Famara Ibrahima Sagna érigé sur le fleuve Soungrougrou à Marsassoum, le chef de l’Etat vient ainsi soulager la souffrance des populations de Sédhiou confrontées depuis toujours aux nombreuses difficultés liées à la traversée de cet affluent du fleuve Casamance. Désormais, ce pont va faciliter la circulation des personnes et des biens en tout temps et dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.
Hier dans l’après-midi, le Président Macky Sall a procédé à l’inauguration du pont de Marsassoum baptisé à cette occasion « Pont Famara Ibrahima Sagna », après un accueil populaire et chaleureux, sous le chaud soleil, des populations de cette localité. Un ouvrage long de 485 mètres d’un coût de 20,6 milliards de francs Cfa qui traverse un affluent du fleuve Casamance, le Soungrougrou. « Avec la construction de ce magnifique pont, nous venons de satisfaire une doléance vieille de plusieurs décennies et nous venons ainsi de soulager la souffrance des populations en mettant fin à l’isolement et aux nombreuses difficultés liées à la traversée du fleuve Soungrougrou. Ainsi, nous améliorons les conditions de vie des populations et nous redonnons force et vitalité à cette belle région de Sédhiou afin qu’elle puisse valoriser son formidable potentiel. Telle a été notre vision et notre ambition en lançant les travaux du pont, en recourant aux dernières technologies en matière de construction pour inscrire cette action dans la durée », explique, enthousiaste, le chef de l’Etat, avant d’ajouter : « j’ai voulu que ce pont soit moderne et qu’il soit à l’image du respect et de la considération que j’ai pour la région de Sédhiou et pour ses dignes et laborieuses populations ». A l’en croire, le pont facilitera désormais la libre circulation des personnes et des biens 24 heures sur 24, en toute saison et dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. « L’exécution du projet a intégré l’assainissement et l’éclairage public. Nous avons mis d’autres projets à caractère social dont la construction et l’équipement de salles de classe pour la commune de Marsassoum, la réhabilitation et l’accès à la gare routière, la fourniture de kits sanitaires, mais également la voirie intérieure à Marsassoum et à Sédhiou », renchérit Macky Sall, avant de rendre hommage au parrain de cet ouvrage. « Ce pont est un trait d’union, un lien et un lieu de convergence. C’est pour toutes ces raisons symboliques que j’ai donné le nom de Famara Ibrahima Sagna au pont du Diassing. Famara Ibrahima Sagna a été un homme politique, un homme d’Etat de grande classe dont le parcours exceptionnel sur plusieurs décennies a marqué le Sénégal. Famara Ibrahima Sagna est la symbiose du Sénégal que nous aimons par ses origines multiethniques. J’ai voulu à travers ce geste, rendre hommage à un digne fils du pays. C’est également Marsassoum, Sédhiou et toute la région naturelle de la Casamance que j’ai souhaité ainsi honorer », précise le chef de l’Etat. A la suite de la réalisation de cette infrastructure de désenclavement, le Président Sall invite désormais son gouvernement à engager, dans les meilleurs délais, les travaux du pont Temento-Bambaly pour, dit-il, achever le désenclavement de la région de Sédhiou.
M. CISS